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L’Ontario participe au recours collectif contre les fabricants d’opioïdes

Des comprimés d'OxyContin.

L’objectif du recours collectif est de récupérer les frais de soins de santé liés à la dépendance aux opioïdes.

Photo : Toby Talbot/AP Photo/Feb. 19, 2013

Radio-Canada

Le gouvernement ontarien a annoncé son intention de se joindre au recours collectif proposé par la Colombie-Britannique contre des dizaines de compagnies pharmaceutiques qui fabriquent des opioïdes.

La Colombie-Britannique a déposé une demande de recours collectif l’an passé contre des dizaines de sociétés pharmaceutiques dans l’espoir de récupérer les coûts des soins de santé associés à la dépendance aux opioïdes.

La plainte allègue que les compagnies ont minimisé les risques de dépendance liés aux opioïdes comparativement aux autres médicaments contre la douleur.

Toujours selon la plainte, cet état de fait a contribué à la crise qui a coûté la vie à des milliers de personnes depuis l’introduction d’OxyContin sur le marché canadien en 1996.

Outre les compagnies pharmaceutiques, le recours collectif vise des chaînes de pharmacies, parmi lesquelles figure Shoppers Drug Mart qui appartient à Loblaw.

Des avocats torontois ont déposé il y a une dizaine de jours, en Cour supérieure de l’Ontario, une autre demande d’action collective contre une vingtaine de compagnies pharmaceutiques au nom de patients qui ont développé une dépendance aux opioïdes.

Ces avocats soutiennent que ces entreprises ont été négligentes lors de la recherche, de la mise au point et de la mise en marché des opioïdes, et ils réclament plus d’un milliard de dollars.

La procureure générale Caroline Mulroney affirme que la province présentera un projet de loi qui, s'il est adopté, permettra à l'Ontario de participer à la poursuite intentée à la fin de l'année dernière.

En point de presse lundi, elle a affirmé que l'Ontario investirait toutes les indemnités potentielles obtenues dans le cadre du litige dans des services de santé mentale et de toxicomanie de première ligne.

Une agence centralisée

Dans le même point de presse, Mme Mulroney a annoncé que l'Ontario allait établir un organisme central chargé de superviser les soins de santé mentale et de toxicomanie dans toute la province. Mme Mulroney affirme que le système actuel est fragmenté et déroutant pour les patients et leurs familles.

Selon elle, le Centre d'excellence en santé mentale et en toxicomanie sera un point central pour la surveillance des soins. L'organisme sera responsable de l'élaboration et de la normalisation des soins à l'échelle de la province.

Avec les informations de La Presse canadienne

Crise des opioïdes

Santé