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Une coalition pour l'inscription de la parité dans la réforme du mode de scrutin

Françoise David en gros plan sourit alors qu'elle est est posée devant un drapeau du Québec.
La vice-présidente du Mouvement démocratie nouvelle, Françoise David, a réclamé des dispositions contraignantes pour assurer une représentation féminine durable à l'Assemblée nationale. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
La Presse canadienne

Une coalition de plus d'une dizaine d'organisations telles que des centrales syndicales et des regroupements féministes exhorte le gouvernement de François Legault à profiter de la réforme du mode de scrutin pour enchâsser la parité dans la loi.

En conférence de presse, dimanche, la vice-présidente du Mouvement démocratie nouvelle (MDN) et ancienne co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a réclamé des dispositions contraignantes pour assurer une représentation féminine durable à l'Assemblée nationale.

Bien que 43 % des sièges soient occupés par des femmes, Thérèse Mailloux, du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), estime que « des reculs sont tout à fait possibles ».

Elles souhaitent que la parité et la diversité de la législature soient garanties par le projet de loi que la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est engagée à déposer au plus tard ce 1er octobre.

En vertu du nouveau mode de scrutin sur lequel s'étaient entendus tous les partis de l'opposition l'an dernier, 60 % des députés seraient toujours élus en fonction du mode de scrutin actuel, mais dans un nombre de circonscriptions restreint.

Les 40 % restants combleraient des sièges dits de compensation pour mieux refléter la proportion des votes obtenue par leur formation sur le plan national.

Le MDN, le GFPD et ses partenaires réclament une alternance d'hommes et de femmes sur les listes régionales que les partis seraient appelés à dresser pour cette portion compensatoire du scrutin.

Une question de recrutement

Pour Mme Mailloux, l'idée selon laquelle la parité s'établirait par elle-même au fil des ans constitue un mythe tenace.

Ça ne viendra pas tout seul, ça demande un travail. Toutes les études démontrent que tout se passe à l'étape de la sélection et du recrutement des candidatures, que c'est là où le bât blesse.

Thérèse Mailloux, du Groupe Femmes, Politique et Démocratie

« Les femmes ayant été absentes depuis si longtemps de ce type de poste là, elles sont peut-être moins prêtes à se lancer aussi vite que les hommes, expose-t-elle. Il y a une culture des pratiques de recrutement, des réseaux surtout, qui fait en sorte que les hommes ont tendance à se recruter entre eux. »

Pour ce qui est des candidatures dans les circonscriptions, Mme Mailloux suggère de contraindre les partis à présenter entre 45 et 55 % de femmes. Ils ont par ailleurs tous déjà franchi le seuil de 40 % de candidatures féminines, souligne-t-elle.

Une rencontre demandée

Françoise David rapporte que la ministre responsable de la réforme du mode de scrutin, Sonia LeBel, s'était montrée favorable à l'alternance hommes-femmes sur les listes, mais qu'un de ses conseillers a récemment rejeté l'idée d'inclure des dispositions contraignantes dans le projet de loi.

La coalition réclame une rencontre avec François Legault afin d'obtenir un engagement ferme envers la parité, puisqu'il s'apprête vraisemblablement à réaliser cette promesse sur laquelle étaient revenus bon nombre de ses prédécesseurs.

« Il y a des embûches, on ne se les cachera pas, reconnaît Françoise David. Mais on n'a pas de raison de douter de sa parole. »

Parmi les organisations ayant uni leur voix à cette cause figurent la Centrale des syndicats du Québec, l'Observatoire québécois de la démocratie et le Comité des femmes de l'Amicale des anciens parlementaires.

La Fédération des femmes du Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec ainsi que la Confédération des syndicats nationaux font également partie du lot.

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