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La réforme de l’école à la maison inquiète certains parents éducateurs

Une mère fait l'école à la maison à ses enfants.

Une mère fait l'école à la maison à ses enfants.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des parents qui font l'école à la maison en Outaouais ajoutent leur voix à de nombreuses autres familles qui s'opposent au nouveau cadre que le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur (MEES) veut leur imposer, indiquant qu'il serait trop strict pour la majorité des parents enseignants.

Déjà dénoncée à moult reprises depuis son dévoilement par le ministre Jean-François Roberge plus tôt ce printemps, la nouvelle réglementation sur l’école à la maison contraindrait les parents à enseigner le français, les mathématiques, l’univers social, et les sciences et technologies.

Le MEES assurerait également un suivi plus serré avec les familles et imposerait aux quelque 5200 élèves scolarisés à la maison des examens ministériels.

On utilise ce qu’on vit au jour le jour pour créer de l’apprentissage autour de ça et il n’y a pas meilleure façon d’apprendre que quand les enfants sont motivés, fait valoir Émilie Salesse-Gauthier, représentante régionale de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile.

Les mesures proposées par le ministre Roberge viennent par ailleurs s’ajouter à celles instaurées par les libéraux l’année dernière, un fait qui dérange Mme Salesse-Gauthier.

On se demande pourquoi maintenant. C’est quoi le problème? On vient tout juste d’avoir un règlement en juin [2018] et on ne sait même pas si le règlement fonctionne ou non.

Émilie Salesse-Gauthier, représentante régionale de l’Association québécoise pour l’éducation à domicile

L’imposition de nouvelles règles, qui vise entre autres à contrecarrer les écoles religieuses qui contournent la Loi sur l’instruction publique, serait injuste pour les nombreux parents qui font les choses en bonne et due forme.

Le problème, c’est que ce projet de règlement rend les choses beaucoup trop strictes pour les familles qui font déjà les choses comme il se doit, dénonce Sébastien Bergeron, le conjoint de Mme Salesse-Gauthier.

Le Protecteur du citoyen du Québec, qui s’est penché sur le projet de règlement, souligne avoir reçu une centaine de plaintes de parents inquiets.

Il recommande donc au gouvernement de documenter les impacts du règlement actuel sur l’école à la maison, et de reporter les modifications prévues par le projet de règlement.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Éducation