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Alain Lefèvre à Montréal pour encourager les jeunes musiciens d'un concours international

Alain Lefèvre devant un micro dans un studio de radio.
Alain Lefèvre Photo: Radio-Canada / Olivier Lalande
La Presse canadienne

À peine rentré au Québec depuis quelques jours, le pianiste Alain Lefèvre n'a pas le temps de se reposer, puisque sa participation est attendue à divers événements mettant la musique classique à l'honneur, dont un qui lui tient à coeur dans « sa ville », Montréal.

Pour une deuxième année de suite, Alain Lefèvre sera le patron d'honneur du Concours musical international de Montréal (CMIM), qui fait la promotion de la musique classique et de jeunes talents. Il a entamé l'aventure il y a trois ans, à titre de membre du jury, quand le piano était à l'honneur de ce concours annuel.

Cette fois, c'est le violon qui sera sous les feux de la rampe. Pas moins de 24 participants âgés de 16 à 28 ans et provenant de différents pays sont inscrits au concours.

En entrevue avec La Presse canadienne, Alain Lefèvre souligne qu'il a lui-même participé à de nombreux concours de musique dans sa vie, probablement trop même, de l'aveu du pianiste qui compte, à ce jour, 48 albums depuis le début de sa carrière.

Il se dit toutefois impressionné par « l'intégrité du concours de Montréal » et par son système de pointage qu'il a qualifié « d'extrêmement honnête ». Mais ce qui l'anime le plus, c'est de savoir « que le Concours musical international de Montréal permet à des jeunes de se faire entendre, d'avoir une plate-forme ».

La collaboration de l'artiste avec le CMIM est aussi sa façon de contribuer à faire rayonner la musique classique, qui, à son avis, n'a pas la place qu'elle mérite dans les grands médias.

Tout le monde à peu près abandonne la musique classique. Qu'est-ce qui reste aux jeunes pour se faire connaître? Ce sont les concours! Alors, même si l'on n'est pas nécessairement un partisan des concours, on ne peut pas nier que, pour les jeunes, c'est une chance extraordinaire!

Alain Lefèvre

« C'est très, très dur »

Une Canadienne, Melody Ye Yuan, a notamment réussi à se tailler une place parmi les concurrents à la suite du désistement de trois participants. Alain Lefèvre n'a pas eu l'occasion de l'entendre jouer, mais il est très heureux de la voir arriver.

« Elle aura le poids et le stress d'être là par le hasard, mais en même temps, on pourrait avoir droit aux plus belles surprises. »

Quant aux désistements dans le milieu des concours musicaux, ça ne le surprend pas du tout. Le pianiste de renommée internationale explique que c'est fréquent en raison du niveau de stress élevé.

« C'est très, très dur, et le Concours de Montréal est de très haut niveau. On ne le réalise pas, mais ces jeunes arrivent sur scène avec le poids de toute leur vie de travail! Moi, j'ai beaucoup d'émotions à la veille de ce concours. Pour ceux qui auront la chance d'y assister, devant un public de plus en plus nombreux, c'est un événement qui change une vie. Ça devient un incontournable à Montréal. »

Inspirer les jeunes

L'événement prendra son envol lundi avec le volet junior Mini Violini, où des enfants de 10 à 14 ans du Canada, de la Chine, du Japon et de Singapour démontreront tout leur savoir-faire pendant deux jours. Suivront ensuite les épreuves des plus vieux, jusqu'à la grande finale du 5 juin. Le Canadien parmi ces Mini Violini, Emrik Revermann, n'a que 10 ans.

« Les Mini Violini, c'est une idée de la directrice générale (Christiane LeBlanc) », souligne Alain Lefèvre, qui y voit une idée géniale. Il souhaite d'ailleurs saisir l'occasion pour alléger la pression autour du concept de l'enfant prodige. Il explique qu'une telle pression peut être difficile à gérer pour les jeunes, surtout lors de leur passage à l'adolescence.

« Ce n'est pas nécessaire de dire aux jeunes ce qu'ils font de mal dans la vie. Il faut dire aux jeunes : voici ce que vous faites de bien! »

Questionné à savoir si son rôle de patron d'honneur consiste à inspirer les jeunes, Alain Lefèvre se fait nuancé.

« Je n'ai pas cette prétention, mais c'est à peu près ce que je voudrais faire. Oui, la vie qui les attend est difficile et il y a beaucoup de pièges, mais je veux leur dire également que c'est un beau métier. C'est un métier qui fait du bien à l'âme, alors, si ça peut faire du bien à certains jeunes, ce sera mission accomplie. »

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