•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Taxi : une réforme jugée « discriminatoire » par les usagers du transport adapté

Le symbole lumineux sur le toit d'un taxi sur lequel il est inscrit « taxi adapté».

Le projet de loi 17 visant à réformer l'industrie du taxi est jugé discriminatoire par des organismes de défense des droits des personnes handicapées.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs usagers du transport adapté de Sherbrooke ont exprimé leurs craintes vis-à-vis le projet de loi 17 du gouvernement Legault qui transformera le visage de l'industrie québécoise du taxi. Ils estiment être les grands oubliés de la réforme proposée par Québec.

Le regroupement des usagers du transport adapté de Sherbrooke métropolitain (RUTASM) tient à maintenir la pression sur le gouvernement.

Sa coordonnatrice Francine Croteau craint une diminution de service du transport adapté et une pénurie de chauffeurs formés pour assurer un transport sécuritaire.

Toutes les règlementations qu’on avait et qui obligeaient les compagnies de taxi à rendre plus accessible une partie de leur flotte, ça ne figure pas de cette loi, explique-t-elle. C’est comme un retour en arrière.

Il n’y a rien dans cette loi qui garantit qu’Uber ou Eva vont devenir plus accessibles. Il n’y a pas d’obligations, ajoute-t-elle.

Le RUTASM demande l’abandon d’un projet de loi qui, dans sa forme actuelle, est jugé discriminatoire.

En mai, en commission parlementaire, plusieurs organismes de défenses des personnes handicapées s’inquiétaient déjà de l’avenir du transport adapté au Québec à la suite de l'adoption du projet de loi 17.

« Une question de survie »

En conférence de presse, le président des chauffeurs de Taxi Sherbrooke a soutenu les revendications du regroupement. Plus du quart de sa clientèle est à mobilité réduite.

On a vraiment à cœur de protéger notre clientèle plus vulnérable, précise Miodrag Doslo. La plupart de ces personnes n’utilisent même pas les nouvelles technologies dont parle toujours le ministre Bonnardel.

On veut être là pour eux autres, mais avec le projet de loi actuel, ce sera très difficile de garder la compagnie intacte. C’est une question de survie, croit-il

Lors de la commission parlementaire, le ministre François Bonnardel a voulu se faire rassurant affirmant qu'au lendemain de l'adoption de la loi grosso modo, pour le transport adapté, rien [n'allait] changer au Québec. »

Estrie

Transports