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La Palme d'or décernée au Sud-Coréen Bong Joon-ho pour Parasite

Le réalisateur Bong Joon-ho a remporté la Palme d'or pour son film Parasite. Photo: Reuters / Stephane Mahe
Radio-Canada

Le jury a décerné à l'unanimité la Palme d'or au réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho pour son film Parasite, samedi, lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes.

Ce film dépeint la violence des inégalités sociales dans la société sud-coréenne. « Nous avons été fascinés par le film [de Bong Joon-ho], et cette fascination a continué de croître au fil des jours, d'où notre unanimité », a expliqué le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu, président du jury.

Bong Joon-ho a tenu à remercier « tous les artisans du film » alors qu'il recevait son prix des mains de l'actrice française Catherine Deneuve. « Merci beaucoup. Je suis très honoré; j'ai toujours été très inspiré par le cinéma français. Je remercie Henri-Georges Clouzot et Claude Chabrol », a commenté celui qui succède au palmarès au Japonais Hirokazu Kore-eda, palmé l'an passé pour Une affaire de famille.

Bong Joon-ho a triomphé au terme d'une compétition particulièrement relevée, dans laquelle concouraient entre autres Xavier Dolan, Pedro Almodovar, Quentin Tarantino, Terrence Malick et Ken Loach.

Plusieurs critiques s'attendaient plutôt à ce que l'Espagnol Pedro Almodovar reparte avec la Palme d'or pour son film Douleur et gloire, lui qui n'a jamais remporté la plus prestigieuse récompense cannoise, malgré ses nombreuses apparitions en compétition officielle. Seul son acteur Antonio Banderas a été récompensé par le prix du meilleur acteur masculin pour son rôle dans le film.

Antonio Banderas ferme les yeux alors qu'il est penché au-dessus de son prix.L'acteur Antonio Banderas reçoit son prix. Photo : Reuters / Jean-Paul Pelissier

Le réalisateur québécois Xavier Dolan faisait partie des 21 films de la sélection officielle avec son film Matthias et Maxime, mais il n'a pas été nommé lors de la cérémonie de clôture samedi. La musique originale de son film a toutefois été récompensée la veille par l'organisme Cannes Soundtrack. Jean-Michel Blais, le pianiste et compositeur derrière la partition, a reçu le prix d'honneur remis par un jury de journalistes.

Le cinéaste québécois a également pu partager la joie de son amie Monia Chokri, qui a remporté la veille le prix Coup de cœur du jury du volet Un certain regard au festival pour son film La femme de mon frère.

Le Grand Prix du jury, deuxième récompense la plus convoitée à Cannes, est allé à la réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop pour Atlantique, un film portant sur le sort des migrants et la jeunesse de Dakar. Il s'agit de la première cinéaste métisse à avoir présenté un film en compétition, a précisé le Festival de Cannes.

« Je n'en reviens pas. [...] C'est un peu fou, ce que vous avez fait », a réagi la réalisatrice de 36 ans. « Je suis ici avec vous et en même temps là-bas », à Dakar, a ajouté la jeune femme.

Deux films se partagent le Prix du jury : Les Misérables, du Français Ladj Ly, et Bacurau, des Brésiliens Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.

L'actrice Emily Beecham a été sacrée meilleure actrice pour son rôle dans Little Joe, un film de Jessica Hausner. Le prix du meilleur scénario est allé à la Française Céline Sciamma pour Portrait de la jeune fille en feu, et celui de la meilleure mise en scène aux frères Dardenne pour Le jeune Ahmed.

Avec les informations de Agence France-Presse

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