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La police régionale de Durham plongée au milieu d'allégations de corruption et d'intimidation

Une auto-patrouille.
CBC News a contacté le service de police régional de Durham et son chef Paul Martin pour obtenir des commentaires, mais n'a pas encore reçu de réponse. Photo: Police régionale de Durham
Radio-Canada

L'Ontario a nommé un administrateur chargé de superviser le service de police régional de Durham dans le cadre d'une enquête sur des allégations de « corruption, de criminalité et de fautes graves » impliquant le haut de la hiérarchie, affirme un avocat des plaignants.

Selon l'avocat Paul Brauti, les plaintes remontent à l'automne 2018, lorsqu'un certain nombre d'agents de police ayant une ancienneté notable ont fait l'état d’allégations relatives à des cas d'intimidation au sein de la hiérarchie, remontant jusqu'au chef du service de police, Paul Martin. La commission des services policiers de Durham est également pointée du doigt.

Selon M. Brauti, l’administrateur chargé de superviser le service de police est l’ancien chef de police adjoint de Toronto, Mike Federico, qui compte environ 45 années d’expérience.

Paul Martin dans un local du service de police de DurhamLe chef de police Paul Martin se voit temporairement démettre de certaines de ses responsabilités, le temps de l'enquête. Photo : CBC

L'avocat affirme qu'après avoir été nommé, davantage de policiers se sont manifestés et, en novembre et décembre 2018, il a commencé à soumettre leurs plaintes au solliciteur général.

Paul Brauti a expliqué que les policiers avaient tenté sans succès de faire passer leurs plaintes par des voies officielles, décrivant une culture de la peur où les gens ne pouvaient pas se manifester, a-t-il déclaré.

Selon M. Brauti, sept plaignants officiels ont formulé des plaintes en tout, dont certains sont en congé pour cause de stress, d'autres à la retraite et d'autres qui demeurent actifs au sein du service de police.

Ce que je peux vous dire, c'est qu'il s'agit d'une étape sans précédent de la part du gouvernement. Cela ne s'est encore jamais produit en Ontario.

Paul Brauti, avocat des plaignants

Dans un communiqué, l'attachée de presse du solliciteur général de l'Ontario, Marion Isabeau Ringuette, a déclaré vendredi soir à CBC que cette décision faisait suite à des préoccupations adressées au solliciteur général, sans toutefois préciser la nature de ces préoccupations ou quand celles-ci ont fait surface.

Marion Isabeau Ringuette n'a ni voulu confirmer ni infirmer les informations selon lesquelles les pouvoirs du chef de la police régionale de Durham avaient été restreints ou que Mike Federico surveille le service.

Le solliciteur général a demandé à la Commission civile des services policiers de l'Ontario d'enquêter sur ces allégations. Personne n'a été relevé de ses fonctions, peut-on lire dans le communiqué, ajoutant que l'enquête n'a pas d'incidence sur les services de police de première ligne.

À la demande de la commission, l’avocat n'a également pas fourni de précisions sur les allégations.

Paul Brauti affirme que les plaignants encore en service sont prudemment optimistes à ce stade, espérant un changement de leadership et de culture.

Il ajoute que compte tenu de l'ampleur et de l'étendue des plaintes, l'enquête pourrait durer jusqu'à un an.

CBC a contacté Paul Martin et le Service de police régional de Durham pour obtenir des commentaires, mais n'a pas encore reçu de réponse.

Avec les informations de CBC

Toronto

Corruption et collusion