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Meurtre et séquestration : un jeune Américain est condamné à la prison à vie

L'homme est habillé en prisonnier devant un homme qu'on voit de dos qui porte une veste de shérif.
Jake Patterson avait reconnu en mars avoir tué par balle James et Denise Closs et avoir enlevé leur fille de 13 ans, Jayme. Photo: The Associated Press / T'xer Zhon Kha/The Post-Crescent
Agence France-Presse

Un jeune Américain a été condamné vendredi à la prison à vie pour avoir assassiné un couple dans le Wisconsin avant d'enlever leur fille adolescente et de la séquestrer pendant près de trois mois dans cet État du nord du pays.

Jake Patterson, 21 ans, avait reconnu en mars avoir tué par balle James et Denise Closs et avoir enlevé leur fille de 13 ans, Jayme, dans la petite ville de Barron, le 15 octobre dernier.

L'affaire avait choqué par sa brutalité. Jake Patterson n'avait laissé aucune chance aux parents de l'adolescente, qu'il avait choisie sans la connaître, en la voyant monter un matin dans un autobus scolaire.

L'adolescente s'était évadée le 11 janvier de la maison où elle était retenue prisonnière, à Gordon, à une centaine de kilomètres au nord de Barron.

Découverte par une passante, elle avait donné aux autorités un signalement précis de son ravisseur, qui avait été rapidement interpellé.

Menaçant et violent malgré son air juvénile, Jake Patterson obligeait sa captive à se cacher sous un lit quand il recevait de la visite ou quand il s'absentait. Il mettait aussi la radio pour couvrir d'éventuels bruits.

Jake Patterson est « l'incarnation du mal », a affirmé le juge James Babler en le condamnant à la réclusion à perpétuité sans possibilité de liberté conditionnelle.

« Il ne fait aucun doute que vous êtes l'un des hommes les plus dangereux sur cette planète », a-t-il poursuivi lors d'une audience emplie d'émotions au tribunal de Barron, qui a duré deux heures. « Le public ne peut être en sécurité que si vous restez en prison jusqu'à votre mort », a-t-il souligné.

Jayme Closs s'est exprimée pour la première fois depuis le début du procès, dans une lettre lue par son avocat, Chris Gramstrup. « C'est trop dur pour moi d'apparaître en public. J'ai peur et je suis nerveuse », a-t-elle écrit, demandant la peine maximale pour son ravisseur.

L'accusé a montré plusieurs fois son désaccord avec l'accusation et le juge, qui décrivait sa personnalité, notamment ses fantasmes d'enlever des jeunes filles et de tuer leurs parents pour donner un sens à sa vie solitaire.

« Je ferais n'importe quoi pour défaire ce que j'ai fait », a-t-il dit, des sanglots dans la voix, à la fin de l'audience. « Je me fiche de ce qu'il va m'arriver, je suis simplement vraiment désolé. »

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