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Bilinguisme du nouveau chef de police à Ottawa : les résidents invités à se prononcer

Le quartier général du Service de police d'Ottawa.

Le quartier général du Service de police d'Ottawa.

Photo : Dereck Doherty

Radio-Canada

Le prochain chef de police d'Ottawa devrait-il être bilingue? La population de la capitale fédérale est invitée à se prononcer sur la question dans une consultation mise en ligne par la Commission de services policiers d'Ottawa.

Pour l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), il n’y a aucun doute possible : le successeur de Charles Bordeleau devrait pouvoir s’exprimer en français.

Un chef de police est là pour représenter une municipalité. Quand dans son caractère et son identité, c’est une municipalité bilingue, il se doit aussi d’être bilingue. Il se doit de converser dans les deux langues, mentionne Soukaina Boutiyeb, présidente de l’ACFO.

Son association encourage les francophones d’Ottawa à remplir le formulaire de la consultation disponible sur Internet pour se prononcer sur l’enjeu.

C’est bien aussi de voir un leader qui est apte à nous parler dans notre langue s’il transige avec la communauté, donc oui ça devrait être un absolu.

Soukaina Boutiyeb, présidente de l'ACFO
Une femme en entrevue

Soukaina Boutiyeb, présidente de l’ACFO

Photo : Radio-Canada

Invité à se prononcer sur la question, le maire d’Ottawa s’est dit en faveur de l’embauche d’un candidat bilingue pour occuper le poste d’importance, laissé vacant après la retraite de M. Bordeleau, le 4 mai dernier.

Pour moi, c’est vraiment une priorité de s’assurer que le nouveau chef parle les deux langues officielles, a mentionné Jim Watson en entrevue.

Ce dernier n’a toutefois pas fermé la porte à un postulant qui n’aurait pas une maîtrise parfaite du français, avec la promesse de l’apprendre plus tard.

Une stratégie avec laquelle Mme Boutiyeb n’est pas d’accord. Avant M. Bordeleau, les autres chefs de police qui étaient unilingues anglophones, au bout de la ligne, on a remarqué qu’ils n’étaient pas en mesure de vraiment parler français à la fin de leur mandat, souligne-t-elle.

Avec les informations de Stéphane Leclerc

Ottawa-Gatineau

Francophonie