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Entourée de milliers de couleuvres à Fort Livingstone : le courage de la Fureteuse fransaskoise 

Les couleuvres rayées à flancs rouges emmêlés

Les couleuvres rayées à flancs rouges

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Nicole Lavergne-Smith

Au lieu historique Fort Livingstone, tout près de la frontière du Manitoba, un phénomène particulier se produit chaque printemps : le rassemblement de centaines, voire de milliers de couleuvres rayées à flanc rouge. C'est la saison des amours et pendant environ trois semaines, elles se réveillent de leur hibernation et forment des boules d'accouplement.

Peur, fascination et curiosité attirent les visiteurs vers les couleuvres de Fort Livingstone situé à 350 km à l’est de Saskatoon.

Je n’ai jamais vu autant de couleuvre de près! Je ne savais pas trop comment j’allais réagir.

Il y en avait tellement, on pouvait les entendre avant de les voir...

Finalement je n'ai pas eu peur, c’était presque apaisant.

Un rituel romantique

Chaque année vers la fête des Mères, les couleuvres sortent de leur hibernacle.

Les mâles, attirés par les phéromones sexuelles des femelles ne pensent qu’à s’accoupler.

Selon le biologiste Ray Poulin du Musée Royal de la Saskatchewan, même s'il y a beaucoup de prétendants, les mâles étant beaucoup plus nombreux que les femelles, un seul mâle parviendra à s'accoupler avec la femelle.

Ensemble, ils formeront des boules d’accouplement.

Après leur période d’accouplement, les couleuvres partent à la chasse et se nourrissent pendant l’été. Elles reviennent à l’hibernacle en septembre pour dormir.

La Fureteuse fransaskoise sur la côte où se retrouvent les couleuvres

La Fureteuse fransaskoise à Fort Livingstone

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

La capitale des Territoires du Nord-Ouest

Pendant leurs ébats, sans le savoir ces couleuvres se trouvent depuis des décennies sur un lieu historique important de la Saskatchewan

La première caserne de la Police à Cheval du Nord-Ouest a été construite à cet endroit en 1874 et c’était également la première capitale des Territoires du Nord-Ouest de novembre 1876 à février 1878.

Selon Parc Canada, l’hibernaculum, le refuge de ces couleuvres l’hiver, était présent à cette époque. On raconte même que quand les couleuvres se réveillaient, elles s’infiltraient dans les quartiers et les lits des policiers

En 1875 pour la fête de la reine Victoria, une compétition avait même été organisée pour chasser les couleuvres. L’équipe gagnante en avait tué 1100.

Un lieu historique peu connu?

Rodger Abrahamson et son oncle, Clifton Abrahamson. Le duo de Pelly était mes guides pour la visite à Fort Livingstone. Photo devant des buissons.

Rodger Abrahamson et son oncle, Clifton Abrahamson. Le duo de Pelly était mes guides pour la visite à Fort Livingstone.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne-Smith

Clifton Abrahamson,un résident de la région, croit que Parc Canada ne fait pas assez pour faire connaitre ce site. Il est d’avis que beaucoup plus de gens devraient connaitre son existence et celui du rituel des couleuvres. Il aimerait voir plus de développement, comme, par exemple, la construction d’une passerelle pour pouvoir observer les couleuvres sans les déranger.

Un membre du conseil du Fort Pelly Livingstone muséum, Allan Reine, un organisme qui travaille en collaboration avec Parc Canada pour l’entretien du site, espère également un avenir meilleur pour ce lieu.

Parc Canada n’a pas été en mesure de réagir à ces commentaires.

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