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Andrew Scheer se pencherait sur l'idée d'un corridor énergétique s'il est élu en octobre

Le chef conservateur Andrew Scheer s'adresse aux journalistes à la suite d'une réunion d'un caucus sur la colline du Parlement à Ottawa le mercredi 15 mai 2019.

La création d’un corridor énergétique, proposée par Andrew Scheer, pourrait prendre des décennies et coûter environ 100 milliards de dollars, affirme l’auteur du rapport.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

La semaine dernière, le chef conservateur Andrew Scheer a utilisé un important discours politique préélectoral pour dépoussiérer l'idée de « corridor d'énergie pancanadien ». Il a promis que, s'il remportait l'élection d'octobre, il travaillerait sur ce dossier.

L’idée est de créer un corridor afin de construire chemins de fer, pipelines et lignes de transmission électrique afin de vendre et d'expédier l’énergie produite partout au pays.

Selon Andrew Sheer, la planification du tracé serait faite à l’avance, en consultation avec les provinces et les communautés autochtones.

La volonté d'établir un corridor d’un océan à l’autre a grandi dans les dernières années, mais les propositions n'ont pas réussi à obtenir l’approbation en raison de problèmes de réglementation et des préoccupations de la population sur les effets environnementaux.

Le manque de pipelines pour sortir le pétrole de l’Alberta a créé un goulot d’étranglement qui a forcé les entreprises à vendre au rabais parce qu’elles n’ont pas la capacité d’expédier la marchandise à temps.

Au cours des dernières années, quelques universitaires et sénateurs ont recommandé au gouvernement fédéral de porter une attention sérieuse au concept de corridor.

Le discours du chef conservateur semble avoir été inspiré par un rapport de l’Université de Calgary, datant de 2016.

7000 km de long

L’étude propose un corridor de 7000 kilomètres, qui forcerait les propriétaires à céder des droits de passage. La construction devrait aussi desservir les communautés autochtones et du Nord, selon le coauteur du rapport, G. Kent Fellows.

Il y aurait une ligne principale qui aurait des ramifications qui desserviraient les ports du nord de la Colombie-Britannique, les Territoires du Nord-Ouest, le port de Churchill au Manitoba, l’est du Québec et du Labrador.

G. Kent Fellows dit que les obstacles sont importants pour des projets comme celui-ci. « Ces règlements ont certainement une raison d'être, mais nous devons trouver un meilleur modèle », affirme-t-il.

Des corridors réservés à des infrastructures ont eu du succès dans d’autres juridictions, notamment en Europe et en Australie, ajoute-t-il.

« On ne peut pas contenter tout le monde, mais l'objectif est d’essayer de rendre tout le monde un peu plus heureux que maintenant », explique M. Fellows.

La création d’un corridor pourrait prendre des décennies et coûter environ 100 milliards de dollars, affirme l’auteur du rapport.

Un comité sénatorial a aussi recommandé au gouvernement de donner jusqu'à 5 millions de dollars à l’Université de Calgary pour faire des recherches plus poussées à ce sujet.

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