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Le maire de Thunder Bay ne compte pas démissionner de la Commission des services policiers

Un homme en train de prononcer un discours.
Le nouveau maire de Thunder Bay, Bill Mauro, estime que les rapports sur le racisme systémique publiés en décembre 2018 peignent un portrait injustement négatif de Thunder Bay. Photo: Radio-Canada / Miguel Lachance
Radio-Canada

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, n'a pas l'intention de démissionner de la Commission des services policiers (CSPTB), malgré la demande du chef d'une Première Nation de la région qui veut qu'il soit remplacé par une personne autochtone.

Dans une lettre envoyée jeudi à la solliciteure générale Sylvia Jones, le chef de la Première Nation de Fort William, Peter Collins, demandait que le maire Mauro soit expulsé de la CSPTB, indiquant que ce dernier ne reconnaît toujours pas, par ses actions et ses paroles, la gravité du racisme systémique qui existe.

Plus tard jeudi après-midi, Bill Mauro a indiqué à CBC qu’il ne prévoit pas quitter ses fonctions de membre de la Commission, qui assure la supervision du Service de police de Thunder Bay.

J’ai laissé un message [au chef Collins] et lui ai envoyé un courriel pour qu’on s’assoie et aie une conversation à propos de ce qui se trouve dans sa lettre. J’espère que cette rencontre aura lieu très prochainement, a affirmé le maire Mauro.

Conflit d’intérêts?

Dans sa lettre, le chef Collins estime aussi qu’il y a un conflit d’intérêts inhérent à la présence [de Bill Mauro] au CSPTB.

Deux rapports publiés en décembre 2018 par des entités de supervision des services policiers ontariens ont souligné le racisme systémique qui prévalait au Service de police de Thunder Bay ainsi qu’à la CSPTB.

Les deux documents établissaient une liste d’incidents et d’allégations faites par des personnes autochtones qui avaient été mal traitées.

L’un des incidents, survenu en 2006, impliquait l’agent Jim Mauro, le frère du maire actuel, qui a appelé le 911 en prétendant être une femme autochtone. Il a par la suite écopé d’une suspension de quatre jours.

Le maire Mauro ne croit toutefois pas que l’incident le mette en situation de conflit d’intérêts à la CSPTB.

Lors d’une assemblée publique tenue le 14 mai, M. Mauro a déclaré que les deux rapports sur le racisme systémique peignaient un portrait injustement négatif de Thunder Bay.

J’essaie simplement de trouver un peu d’équilibre dans la conversation. J’ai l’impression que lorsque j’essaie de fournir un peu d’équilibre, les gens croient que j’ignore les inquiétudes qui ont été soulevées dans les rapports, ce qui n’est pas le cas, note le maire.

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