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Jason Kenney subit une toute première période de questions houleuse

Ensemble, Rachel Notley et Jason Kenney se préparent à une pause photo jeudi à l'Assemblée législative.
La chef de l'opposition, Rachel Notley, et le premier ministre, Jason Kenney, devant l'Assemblée législative albertaine. Photo: La Presse canadienne / Amber Bracken
Radio-Canada

L'Assemblée législative de l'Alberta était le théâtre jeudi d'une toute première période de questions tendue. La chef de l'opposition néo-démocrate, Rachel Notley, a soumis Jason Kenney à un interrogatoire au sujet de la course à la direction du Parti conservateur uni (PCU) en 2017.

Elle a d’emblée demandé au nouveau premier ministre pourquoi il refusait de nommer un procureur indépendant pour superviser l’enquête que mène actuellement la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur la fraude électorale lors de la course à la direction qui l’a porté à la tête de la droite albertaine.

Mme Notley a aussi mentionné la perquisition dans les locaux du député de Calgary-Est, Peter Singh, le jour même de l’élection. « Pourquoi ne passez-vous pas aux actes? a-t-elle lancé au chef conservateur. Pourquoi cet homme est-il toujours dans vos rangs? »

En guise de réponse, Jason Kenney lui a demandé de nommer les membres de son caucus qui avaient fait l’objet d’une enquête pour inconduite sexuelle : « Je ne demande pas leur retrait de votre caucus. Dans ce pays et dans cette Chambre, nous jouissons de la présomption d’innocence. »

« Je peux vous assurer qu’aucun membre de mon caucus ne fait l’objet d’une enquête pour fraude de la GRC », a rétorqué Mme Notley, ajoutant que le PCU ne peut en dire autant.

Ce à quoi Jason Kenney a répondu que la GRC ne l’avait jamais contacté au sujet de l’enquête pour fraude. Il a ensuite accusé Mme Notley de poursuivre sa rhétorique de campagne « de peur et de salissage ».

Nouveaux rôles, nouvelles questions

Cette toute première période de questions laisse entrevoir une nouvelle dynamique à l’Assemblée législative. Quand il était à l’opposition, le PCU questionnait le gouvernement néo-démocrate sur les pipelines, la taxe carbone et l’économie.

Maintenant au pouvoir, il se fait talonner sur des points différents : le financement de l’éducation, les changements climatiques, les droits des LGBT et l’interruption de la construction du grand laboratoire d’Edmonton.

Avec les informations de Michelle Bellefontaine.

Alberta

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