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Trois personnes accusées d'avoir maltraité 17 enfants dans une Première Nation du Manitoba

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Radio-Canada

Trois personnes ont été arrêtées relativement à des violences physiques et sexuelles qui auraient été commises sur 17 enfants de Garden Hill, une Première Nation du nord-est du Manitoba. La GRC du détachement d'Island Lake pense qu'il pourrait y avoir davantage de victimes dans cette communauté située à 475 kilomètres de Winnipeg et accessible par avion.

Une enquête approfondie a permis d'identifier 17 victimes présumées de violences physiques ou sexuelles. Les incidents, selon la police, se seraient produits entre 2011 et 2017. La GRC n'a toutefois pas pu confirmer, jeudi, si les enfants identifiés étaient des résidents du foyer d'accueil Garden Hill.

Les enfants étaient âgés de 3 à 15 ans au moment des faits.

Paul Bruce Harper, un homme de 21 ans de la communauté, a été accusé de multiples infractions sexuelles. Il a été arrêté pour la première fois le 25 février 2018, après que des agressions sexuelles eurent été signalées.

S'exprimant durant une conférence de presse jeudi, le chef du service des crimes majeurs de la GRC au Manitoba, Michael Koppang, a déclaré que la police avait appris au cours de l'enquête que M. Harper avait accès à une résidence qui servait de foyer d'accueil à de nombreux enfants de la communauté.

La police, en collaboration avec les Services à l'enfant et à la famille du Manitoba, a identifié 150 enfants ayant été en contact avec l'accusé. Tous ont été interrogés ou évalués.

Au cours de l'enquête, M. Koppang a déclaré qu'un homme de la communauté âgé de 20 ans avait été arrêté le 7 septembre 2018. Il a depuis été inculpé de multiples infractions sexuelles. Il ne peut pas être nommé parce qu'il est accusé en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Les deux accusés restent en détention.

Une mère d'accueil accusée

Lucy Harper, une femme de 66 ans, qui était mère adoptive à la maison, a également été inculpée de parjure et de deux chefs d’accusation en vertu de la Loi sur les services à l’enfant et à la famille. Elle est notamment accusée de ne pas avoir déclaré un enfant ayant besoin de protection et d'avoir été incapable de subvenir aux besoins d'un enfant nécessitant une protection.

Elle a été libérée sous conditions et n'est plus autorisée à agir en tant que famille d'accueil, a déclaré Michael Koppang.

Le chef du service des crimes majeurs de la GRC au Manitoba a précisé qu'il ne pouvait pas divulguer d'information sur la nature de la relation entre Paul Bruce Harper et Lucy Harper.

Lors de la conférence de presse, il a lancé un appel à toutes les autres victimes.

« Nous envisageons la possibilité qu'il y ait plus d'enfants victimes et nous les encourageons à se présenter et à parler à nos enquêteurs », a-t-il déclaré.

« Nous reconnaissons qu'il est extrêmement difficile de faire appel à la police, mais je tiens à leur assurer que nos agents sont professionnels et compatissants et qu'ils travailleront avec les victimes pour expliquer chaque étape du processus. »

Aide aux victimes

Le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, et Garrison Settee, grand chef du groupe de défense des droits des Premières Nations du Nord, Manitoba Keewatinowi Okimakanak, ont déclaré souhaiter travailler ensemble pour aider les victimes.

Pour Arlen Dumas, l'enquête de Garden Hill met en lumière des problèmes plus vastes au Manitoba.

« Je ne pense pas que ce soit un cas isolé. Nous devons nous attaquer au problème général du bien-être de l'enfance dans cette province », a-t-il déclaré.

« Il faut plus de mesures de responsabilisation, plus de soins pour nos enfants et plus de mesures de prévention. »

La police a annoncé jeudi qu'elle avait formé un partenariat avec Klinic Community Health, qui peut recevoir les déclarations de victimes d'agressions sexuelles âgées de 16 ans ou plus venant de partout au Manitoba.

Manitoba

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