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Le ministre québécois des Finances à Edmonton pour mieux collaborer

Eric Girard, ministre des Finances du Québec, lors d'un point de presse.
Le ministre québécois des Finances est en visite à Edmonton pour établir un esprit de collaboration entre le Québec et l'Alberta. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Marie-Pier Mercier

En visite à Edmonton, le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, affirme que sa province et l'Alberta ont bien plus en commun qu'on ne le croit.

« Nous voulons [le Québec et l’Alberta] une fédération plus décentralisée et une plus grande autonomie au sein du Canada », dit Eric Girard, qui veut établir un esprit de collaboration entre les deux provinces.

En tournée dans l’Ouest canadien, il en a profité pour rencontrer le nouveau gouvernement conservateur de l’Alberta, notamment son homologue, Travis Toews, et le premier ministre, Jason Kenney.

M. Girard a d'ailleurs déjà rencontré Jason Kenney en 2015, alors qu’ils étaient tous les deux candidats conservateurs aux élections fédérales. Eric Girard n’avait pas été élu.

Ce dernier dit être à Edmonton pour créer des liens, mais des sujets délicats ont été abordés avec Travis Toews, parmi lesquels l'oléoduc Énergie Est.

Le Québec garde le cap sur cette question.

« Le promoteur du projet n'a pas respecté les exigences environnementales du Québec et n'a pas convaincu la population des bienfaits », explique Eric Girard.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a qualifié le pétrole albertain d'« énergie sale » l’an dernier. Près de 50 % du pétrole consommé au Québec provient pourtant de l’Alberta.

Est-ce assez dans un pays producteur de pétrole? « Nous sommes un pays ouvert, nous consommons 35 % du pétrole en provenance des États-Unis. Ce pétrole est à un prix compétitif, et les consommateurs veulent les bas prix », déclare M. Girard.

Un autre projet de pipeline

Un autre projet de pipeline, celui-ci de gaz naturel, le projet GNL Québec, pourrait être une situation gagnante pour les deux provinces.

Le gaz naturel en provenance de l'Alberta serait liquéfié au Saguenay.

« Quatorze milliards d'investissements, c'est extrêmement positif pour le Québec, ça permettrait d'exporter 10 % du gaz naturel produit au Canada », explique Eric Girard.

Le ministre des Finances albertain, Travis Toews, trouve qu'il s'agit d'un débouché intéressant pour le gaz naturel de sa province, mais il n'est pas prêt à dire adieu à un nouveau pipeline de pétrole vers l'est.

« Nous avons besoin d’accès à de nouveaux marchés à l’est, à l’ouest et au sud », dit-il.

Le premier ministre, Jason Kenney, se rendra d'ailleurs au Québec en juin pour faire la promotion de l'industrie pétrolière de l'Alberta.

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