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Un printemps défavorable pour les agriculteurs du Nouveau-Brunswick

Un agriculteur travaille dans son champ de pommes de terre à l'Ïle-du-Prince-Édouard

C'est un printemps frisquet qui attendait les agriculteurs du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le printemps froid et pluvieux qui a enveloppé la province cette année retarde le début de la saison agricole pour les cultivateurs de la région du Nouveau-Brunswick. Les semences se font couvrir beaucoup plus tard cette année et les agriculteurs attendent patiemment l'arrivée du soleil pour se lancer dans l'aventure.

Sous le soleil jeudi, on pouvait voir dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick de nombreux agriculteurs s'activer dans leurs champs. Cette année, leur travail a été retardé à cause des températures défavorables du printemps.

Pour Marcel Michaud, agriculteur depuis plus de 30 ans, les saisons de semence d'aujourd'hui ne sont pas les mêmes qu'il y a quelques années. Il remarque qu'un changement s'opère tranquillement dans les conditions météorologiques printanières et il doit s'y ajuster pour s'assurer du bon fonctionnement de son entreprise.

Un champs de ferme avec un camion

Les agriculteurs du nord-ouest ont profité d'une journée ensoleillée pour prendre de l'avance sur leur début de saison difficile.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Souvent, on avait des gelées à la fin août. Aujourd'hui, les gelées sont à la fin septembre; donc on a tassé 10 jours comme il faut, qu'on a perdus au printemps, explique-t-il.

Cette année toutefois, la pluie s'est mêlée au froid, ce qui a rendu le travail des fermiers beaucoup plus ardu.

Tu veux une terre qui est belle et friable, mais là, c'est trop mouillé, indique M. Michaud. C'est plus une question de pluie et de manque de soleil. Le soleil ne semble pas vouloir sortir pour sécher [les champs].

Les cultivateurs se laissent encore quelques jours de grâce avant de tirer la sonnette d'alarme, même si plusieurs sont inquiets des prévisions météorologiques attendues ces prochains jours.

Les vieux disaient que quand Pâques arrive tard, tout arrive tard. On est rendus à la fin du mois de mai, presque juin, on a juste eu quelques belles journées, ça n'a pas réchauffé vite, ajoute pour sa part Paul-Émile Soucy, aussi cultivateur dans le nord-ouest de la province.

Les agriculteurs espèrent que dame Nature sera de la partie durant les prochaines semaines. Ils ont peut-être commencé leur saison un peu plus tard qu'à l'habitude, mais ils sont convaincus qu'ils auront tout de même une bonne saison agricole cet été.

Avec les informations de Kassandra Nadeau-Lamarche

Nouveau-Brunswick

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