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Un chef autochtone veut que le maire de Thunder Bay quitte la Commission des services policiers

Un homme devant des drapeaux.
Le chef Peter Collins croit que le maire de Thunder Bay a tenu des propos incompatibles avec son siège à la Commission des services policiers de Thunder Bay. Photo: CBC
Radio-Canada

Le chef de la Première Nation de Fort William, Peter Collins, dénonce les propos tenus par le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, lors d'une assemblée publique qui s'est tenue le 14 mai. Ce dernier croit que deux rapports sur le racisme systémique et le service de police ont porté injustement atteinte à la réputation de Thunder Bay.

Dans une lettre envoyée à la solliciteure générale, Sylvia Jones, M. Collins demande que Bill Mauro soit retiré de ses fonctions comme membre de la Commission des services policiers de Thunder Bay (CSPTB) et qu’il soit remplacé par un représentant autochtone.

Malheureusement, j’en suis venu à la conclusion qu’à la lumière du fait que le maire de Thunder Bay ne reconnaît toujours pas, par ses actions et ses paroles, la gravité du racisme systémique qui existe, il y a un conflit d’intérêts inhérent à sa présence au CSPTB.

Peter Collins, chef de la Première Nation de Fort William

Le chef Peter Collins rappelle que la Première Nation de Fort William, voisine de Thunder Bay, a signé en 2017 une entente d’amitié avec la Ville et la CSPTB. La présente lettre vise à donner suite à cette entente et est fondée sur le respect, l’honnêteté et la dignité.

Le 14 mai, lors d’une assemblée publique, M. Mauro avait reconnu que Thunder Bay faisait face à d’importants problèmes de racisme et de criminalité, mais que la ville recevait une attention négative, injuste et exagérée.

Un homme derrière un podium s’adressant à des personnes assises dans une salle.Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, tient à défendre la réputation de la Ville, qu'il considère injustement attaquée. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

M. Mauro a ajouté qu’il ne rejetait pas les conclusions des rapports et qu’il avait fait ses commentaires pour rééquilibrer l’image de Thunder Bay.

La présidente de la CSPTB, Celina Reitberger, a affirmé plus tôt cette semaine que les commentaires du maire le plaçaient sur la corde raide et que ces propos n’étaient pas partagés par les autres membres de la commission.

Le maire n'a pas répondu aux demandes d'entrevues jeudi pour réagir à la lettre de Peter Collins.

Démission au comité antiracisme

Les propos du maire ont causé la démission d’un membre de longue date du comité municipal de lutte contre le racisme de Thunder Bay, Vincent Simon.

Je suis d’avis, et je suis déçu, que le maire de notre ville se serve d’une assemblée publique pour minimiser les rapports du Bureau de l’examen indépendant de la police et de la Commission ontarienne de police civile ou les désigner injustement comme les coupables des examens négatifs de Thunder Bay.

Vincent Simon, ancien membre du comité consultatif sur le respect, l'inclusion et la diversité de Thunder Bay

M. Simon était membre du comité consultatif sur le respect, l’inclusion et la diversité (anciennement le comité consultatif contre le racisme) depuis 2011. Il est également directeur général du Centre de traitement des abus de solvants Ka-Na-Chi-Hih.

Les rapports [sont] réels, les décès de nos jeunes Autochtones sont réels, le racisme systémique est réel, a écrit M. Simon dans sa lettre de démission.

M. Simon qualifie les deux rapports de police de tremplin pour aider le comité à réduire et éliminer le racisme à Thunder Bay. C’est avec regret que je ne vois aucun progrès dans la lutte contre le racisme dans notre ville avec [l’attitude du maire].

Avec les informations de CBC

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