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Les classes de maternelle menacées aux Méchins et à Baie-des-Sables

Bâtiment.
Le bâtiment de la Commission scolaire des Monts-et-Marées de Matane a été construit en 1912. Photo: Radio-Canada / Jean-Francois Deschenes
Brigitte Dubé

Si aucune nouvelle inscription n'est enregistrée, les classes de maternelle 4 et 5 ans de Baie-des-Sables et des Méchins n'ouvriront pas en septembre.

Selon la Commission scolaire des Monts-et-Marées, il faut un minimum de six élèves, dont au moins trois de quatre ans, pour avoir une permission spéciale et du financement du ministère de l’Éducation afin de maintenir les classes ouvertes. Cette cible n’a pas été atteinte dans ces deux écoles.

Céline Lefrançois au micro de Radio-Canada, dans une salle de classe.La présidente de la Commission scolaire des Monts-et-Marées, Céline Lefrançois Photo : Radio-Canada

La présidente de la Commission scolaire, Céline Lefrançois, espère toujours que les places seront comblées d’ici septembre.

Nous, on va garder l’inscription ouverte jusqu’à la fin août, début septembre. À Baie-des-Sables, si un seul enfant arrive, on va rouvrir la classe. On va tout faire pour garder les enfants dans leur village.

Céline Lefrançois, présidente de la Commission scolaire des Monts-et-Marées

Si les cibles ne sont pas atteintes aux Méchins, les enfants inscrits devront aller à l'école à Sainte-Félicité, et ceux de Baie-des-Sables, à Saint-Ulric.

Le village des Méchins compte 1000 habitants.Le village des Méchins compte 1000 habitants. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Céline Lefrançois se dit étonnée du fait qu’il manque trois enfants pour ouvrir la classe préscolaire aux Méchins.

Les Méchins, c’est quand même une municipalité importante. Il y a du travail avec le chantier Verreault. C’est assez particulier qu’on ne trouve pas les trois enfants de quatre ans pour [atteindre la cible de] six élèves. Et si on regarde pour l’année prochaine, on n’aura pas la cible non plus, s’inquiète-t-elle.

Céline Lefrançois croit que la sensibilisation auprès des parents pourrait changer la donne. On a des parents qui ont promis de se faire convaincants, souligne-t-elle. Des fois, il y a des choix de parents d’envoyer leur enfant dans d’autres écoles ou de ne pas envoyer leur enfant à la maternelle 4 ans.

Deux bonshommes de neige en pâte à modeler avec des enfants en arrière-plan.Classe de maternelle 4 ans Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

La maternelle 4 ans, qui a fait la manchette avec l’annonce du gouvernement Legault, est offerte depuis plusieurs années dans la région. Ce n’est pas nouveau dans nos écoles, commente Mme Lefrançois.

La situation est bien différente d’un village à l’autre. Pendant que l’avenir de certaines classes demeure incertain - les maternelles de Saint-Tharcisius, Saint-Vianney et Sainte-Félicité seront ouvertes, mais de justesse -, de nouvelles classes seront ouvertes à Saint-Ulric et à Petit-Matane.

Mardi prochain, à l'assemblée des commissaires, le nombre exact d’inscriptions sera précisé.

Céline Lefrançois y voit une occasion de rappeler la nécessité de maintenir les commissions scolaires, dont l’avenir est aussi incertain. Selon elle, la représentation des commissaires dans chaque district est essentielle pour assurer ou préserver les services.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Éducation