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Les itinérants ont besoin d'un meilleur soutien psychologique

Un campement de fortune près du chemin de fer au centre-ville.

La région de Moncton compte des centaines de sans-abri. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'arrivée d'un nouveau refuge pour sans-abri à Moncton fait le bonheur de plusieurs, mais ce n'est qu'une solution temporaire selon la directrice générale du YWCA, Michèle Nadeau. Pour que les itinérants puissent atteindre le niveau de vie qu'ils désirent, ils doivent bénéficier d'un meilleur soutien psychologique et de services en santé mentale plus accessibles.

De nombreux services sont offerts dans la région aux itinérants. D'un repas chaud à un lit, les sans-abri reconnaissent recevoir un bon coup de main des organismes communautaires qui défendent leur cause.

C'est certain qu'il y a beaucoup de services, mais quand la population augmente, c'est difficile de répondre à la demande parce que la demande est toujours croissante, exprime Michèle Nadeau.

Une femme devant la caméra.

La directrice du YMCA, Michèle Nadeau, aimerait voir à Moncton un meilleur service de soutien en santé mentale pour les itinérants.

Photo : Radio-Canada

Les itinérants sont bien conscients de ces services et sont heureux de pouvoir en profiter lorsqu'ils en ont besoin.

C’est facile, tu ne peux pas mourir de faim à Moncton et il y a plus d’un refuge , disait en entrevue Serge-André LeBlanc, un sans-abri de Moncton.

Ces services, qui sont très utilisés, ne représentent toutefois pas une solution à cet enjeu grandissant pour la province, souligne Mme Nadeau.

On sait qu'on va avoir un nouveau refuge sous peu, mais ça, c'est une solution temporaire. Il y a toujours le besoin d'avoir une solution plus permanente, ajoute-t-elle.

Selon elle, il serait important que ces personnes reçoivent un soutien en santé mentale plus rigoureux. Cet encadrement permettrait de mieux outiller les itinérants pour qu'ils surmontent les obstacles qu'ils rencontrent dans leur vie et, par la même occasion, cela les préparerait aux changements qu'ils voudraient apporter dans leur quotidien.

Si une personne a besoin d'un diagnostic, on peut lui organiser un rendez-vous avec un médecin pour que cette personne soit en mesure de prendre des décisions pour se sortir de cette situation, si c'est ce qu'elle désire, souligne Michèle Nadeau.

Elle croit aussi que cet enjeu demande davantage d'intervenants de première ligne. Les sans-abri ont besoin, selon la directrice générale, de tisser des liens de confiance avec des personnes outillées pour les aider.

Une femme tient une pancarte.

Amanda Stephens, atteinte de maladie mentale, a été identifiée à une sans-abri lors du sondage réalisé en avril dernier. (Archives)

Photo : CBC

On a vraiment besoin de créer des liens de confiance avec ces gens-là, les sans-abri. Ils ont besoin d'être compris.

Michèle Nadeau, directrice générale du YWCA

Mme Nadeau explique que des intervenants de première ligne, qui travailleraient avec les itinérants, auraient une meilleure idée de leurs besoins concrets et de leurs défis face à la vie. Si les sans-abri collaborent avec quelqu'un à qui ils font confiance, ils seront mieux disposés à trouver des pistes de solution pour s'en sortir.

Bien qu'elle comprenne les raisons qui ont poussé les autorités municipales à démanteler des campements de fortune à Moncton, elle juge la situation quelque peu déplorable.

C'est vraiment dommage parce que, pour ces gens-là, c'est leur chez-soi, c'est leur sentiment d'appartenance, c'est ce dont [ils] ont besoin. La connexion, le sentiment de sécurité, pour eux, ça se fait là [dans leur campement de fortune], conclut-elle.

Nouveau-Brunswick

Pauvreté