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Accident sur Charest : le conducteur conserve son permis, pour l’instant

Le conducteur du véhicule qui a foncé dans l'immeuble sur les lieux de l'accident. Photo: Courtoisie
Louis Gagné

Le conducteur du VUS qui a percuté une voiture avant d'aller fracasser la façade de verre d'un immeuble, mercredi à Québec, va conserver son permis de conduire jusqu'à nouvel ordre, et ce, même si plusieurs témoins ont rapporté qu'il circulait à grande vitesse, de façon erratique.

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) affirme qu’il est encore trop tôt pour déterminer avec certitude que l’automobiliste de 47 ans roulait au-dessus de la limite de vitesse permise, parfois en sens inverse.

Les enquêteurs évaluent plusieurs hypothèses, y compris le malaise et le geste criminel. La seule thèse qui a été écartée jusqu’ici est celle des capacités affaiblies.

« Il n'y a pas d'infraction de nature criminelle en lien avec la capacité affaiblie à l'heure actuelle. Il n'y a pas d'arrestation qui a eu lieu non plus. Donc, son permis, à l'heure actuelle, n'est pas suspendu », indique Cyndi Paré, agente aux communications du SPVQ.

Cyndi Paré accorde une entrevue au journaliste de Radio-Canada Olivier Lemieux devant le poste de police de l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge.Cyndi Paré, agente aux communications pour le SPVQ Photo : Radio-Canada

Elle ajoute que les reconstitutionnistes en scène de collision et les techniciens en identité judiciaire poursuivent leur enquête. Ils vont continuer de rencontrer des témoins et étudier les différents éléments qui ont été rapportés.

Cyndi Paré mentionne que l’enquête permettra de déterminer les manœuvres effectuées par les deux véhicules accidentés avant l’accident ainsi que la vitesse à laquelle ils circulaient.

Des témoins ont dit plusieurs choses hier. Certains vont être rencontrés par les enquêteurs. Donc il y a plusieurs aspects qui vont être étudiés dans cette enquête-ci, dont la vitesse, évidemment.

Cyndi Paré, agente aux communications, SPVQ
Carcasse d’un VUS accidenté et incendié immobilisé dans la cafétéria d’un immeubleLe VUS a pris feu après avoir terminé sa course dans la cafétéria d’un immeuble résidentiel qui abrite des espaces de travail partagés au rez-de-chaussée. Photo : Radio-Canada

« Très grande vitesse »

Selon Pierre Bellemare, un ancien policier de la Sûreté du Québec spécialisé dans la reconstitution des collisions, de nombreux indices laissent penser que le conducteur du VUS circulait bien au-delà de la limite permise de 50 km/h.

« C’est un véhicule qui semblait circuler à très grande vitesse. Les témoins semblent le confirmer et les dommages frontaux de ce véhicule-là nous le confirment également », explique-t-il en entrevue à l’émission Isabelle Richer.

Les dommages qu’on a là sont la résultante d’une vitesse beaucoup plus grande que 50 km/h. C’est évident que juste à regarder les véhicules, il y a eu plusieurs impacts.

Pierre Bellemare, enquêteur en collision à la retraite, Sûreté du Québec
Un pompier inspecte un véhicule accidenté.Le VUS a percuté une voiture sous-compacte (photo) avant de foncer dans un immeuble. Photo : Radio-Canada

Le policier à la retraite précise que les enquêteurs pourraient éventuellement utiliser les données enregistrées par le module de contrôle des coussins gonflables pour déterminer la vitesse à laquelle circulait le VUS.

« Dans certains cas, le module enregistre des données jusqu’à cinq secondes et plus avant l’impact, alors ça va être certainement très intéressant de voir quelle était la vitesse du véhicule cinq secondes avant l’impact et, éventuellement, d’associer ça à la scène à laquelle les policiers vont faire face », fait valoir Pierre Bellemare.

Il ajoute que plusieurs éléments « nébuleux » devront être éclaircis par les enquêteurs tels que l’état du conducteur du VUS et les autres accidents qu’il aurait provoqués sur son parcours.

Avec les informations de Catherine Gauthier, Olivier Lemieux et Pascal Poinlane

Québec

Accident de la route