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La Ville de Baltimore prise en otage par des pirates informatiques

Des mains tapent sur un clavier d'ordinateur.

Les systèmes informatiques de la ville sont paralysés depuis plus de deux semaines.

Photo : iStock

Radio-Canada

Depuis plus de deux semaines, la Ville de Baltimore, aux États-Unis, est prise en otage à la suite d'une attaque par un rançongiciel. Le maire de la ville, Bernard Young, refuse de payer la rançon exigée, mais il n'exclut pas de changer d'avis face à la paralysie qui frappe le système informatique municipal.

Pour le moment, je dis non, a déclaré lundi le maire Bernard Young. Toutefois, pour permettre à la ville d’avancer, je vais peut-être y réfléchir. Mais je n’ai pas encore pris de décision.

Une rançon à 140 000 $

C’est le 7 mai dernier que la Ville de Baltimore a découvert qu’elle était la cible d’un rançongiciel, qui a chiffré des fichiers critiques empêchant ainsi d’autres personnes d’y accéder. Les pirates exigent le paiement d’une rançon de 13 bitcoins, soit environ 140 000 $, pour déverrouiller ces fichiers. La Ville peut également débourser 3 bitcoins (32 200 $) par fichier.

Si elle refuse d’abdiquer face aux pirates, la municipalité devra rebâtir une partie de son système informatique. Un processus qui peut prendre des mois.

Des citoyens affectés par la paralysie

Dès qu’elle a réalisé qu’elle était victime d’un piratage informatique, la Ville de Baltimore a déconnecté ses appareils d’Internet pour éviter la propagation de la cyberattaque d’un ordinateur à l’autre. Cependant, le système de messagerie électronique de la municipalité et une plateforme servant entre autres à payer les factures d’eau et les impôts fonciers ont été notamment touchés.

Résultat, au moins 1500 ventes immobilières ont été bloquées, forçant la Ville à mettre en place un système manuel pour permettre aux citoyens de procéder aux transactions.

Qui sont le ou les pirates?

Le FBI mène l’enquête sur cette attaque informatique. Les autorités restent muettes quant à l’identité du ou des pirates. Cependant, le nom du rançongiciel est connu : RobbinHood.

Je crois que même la National Security Agency (NSA) [une agence de renseignement américaine] serait incapable de casser cet algorithme.

Avi Rubin, professeur en informatique et expert en cybersécurité.

Pourquoi Baltimore a-t-elle été visée?

Selon les experts, la Ville de Baltimore n’a pas été ciblée pour une raison particulière. Je pense qu’il s’agit d’une attaque purement opportuniste, estime Lawrence Abrams, le fondateur du site d’information technologique Bleeping Computer.

Déjà touchée par une cyberattaque ayant atteint son système téléphonique l’an dernier, la Ville de Baltimore n’est pas la seule municipalité à avoir été la victime de pirates informatiques. L’an dernier, les ordinateurs de la ville d'Atlanta ont été attaqués par deux Iraniens, qui s’en sont également pris à l'Université de Calgary, en Alberta.

Avec les informations de New York Times, NPR, et Baltimore Sun

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