•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Immigration francophone : le Nouveau-Brunswick est loin d'atteindre son objectif

Des immigrants de différentes origines prêtent serment au Canada.
Le Nouveau-Brunswick est encore loin des cibles établies en 2014 quant à l'immigration de francophones. Photo: iStock / iStock
Radio-Canada

Un plan d'action présenté en 2014 prévoyait que l'immigration francophone au Nouveau-Brunswick représenterait 33 % de l'immigration totale en 2020, mais la province est encore loin de cette cible. Seulement 21 % des immigrants qui sont entrés au Nouveau-Brunswick en 2018 étaient francophones.

De 2001 à 2010, 14 % des nouveaux arrivants dans la province parlaient français, selon les données du gouvernement provincial. De 2014 à 2018, le taux est tombé à 7 %. Les données les plus récentes pour 2018 seulement démontrent toutefois une hausse à 21 %.

Il faut qu'on se donne les moyens de pouvoir avoir une croissance démographique, parce que c'est une question de survie de nos entreprises, lance d'emblée Thomas Raffy, président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick, à la lecture de ces statistiques.

La Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) estime quant à elle que le gouvernement devrait instaurer la dualité en matière d'immigration.

On veut, les francophones du Nouveau-Brunswick, être capables d'aller chercher les immigrants dont on a besoin dans les secteurs où on en a besoin, des gens qu'on pourra intégrer.

Robert Melanson, SANB
Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Robert Melanson.Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick, Robert Melanson Photo : Radio-Canada

Le plan présenté en juin 2014 par l’ancien gouvernement progressiste-conservateur de David Alward visait une proportion d’immigrants francophone de 23 % en 2017, puis de 33 % en 2020 dans le but de refléter la proportion de la population néo-brunswickoise francophone.

Ce plan prévoyait l’organisation de trois activités de recrutement d’immigrants par année dans des pays francophones, entre autres mesures.

Les progressistes-conservateurs de David Alward ont toutefois été défaits aux élections de septembre 2014, et ces initiatives sont ensuite devenues la responsabilité du gouvernement libéral de Brian Gallant.

Ce serait maintenant au tour du gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs de prendre le relais. On ignore ce qu'il compte faire à propos de ce dossier, mais il a très peu parlé d'immigration depuis son arrivée au pouvoir. À peine un paragraphe en traitait dans le discours du Trône, et l'immigration francophone n'y était pas mentionnée. Le discours sur le budget n’apportait guère plus de précisions sur l’importance accordée à l’immigration par le gouvernement Higgs.

Blaine Higgs le 15 mai 2019 à l'Assemblée législative devant des drapeaux du Nouveau-Brunswick et du Canada.Blaine Higgs n'a pas encore révélé sa stratégie en matière d'immigration depuis qu'il a été premier ministre du Nouveau-Brunswick, à l'automne 2018. Photo : Radio-Canada

On ne sait toujours pas sur quel pied danse le gouvernement conservateur de Blaine Higgs, qui assure cependant être en train de préparer une nouvelle stratégie.

Nous collaborons justement avec le gouvernement pour travailler sur ce plan, assure d'ailleurs Thomas Raffy.

La population du Nouveau-Brunswick est l’une des plus vieillissantes du pays. La province a toujours de la difficulté à retenir ses jeunes travailleurs. L’immigration est fondamentale dans ce contexte pour développer les activités économiques dans la province et maintenir les services publics, selon les intervenants.

Avec les renseignements de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale