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Accident sur Charest : « Il devait rouler à 160 », dit un brigadier « frôlé » par l'automobiliste

Les policiers reconstituaient toujours la scène hier, en fin d'après-midi. Tout indique que l'un des véhicules en cause roulait à vive allure.
Les policiers reconstituaient toujours la scène hier, en fin d'après-midi. Tout indique que l'un des véhicules en cause roulait à vive allure. Photo: Radio-Canada / Érik Chouinard
Alain Rochefort

Un brigadier a eu droit à toute une frousse lorsqu'il a vu l'automobiliste à l'origine de l'accident qui a fait trois blessés graves, mercredi à Québec, surgir à vive allure tout près de lui, quelques secondes avant l'impact avec une autre voiture. Les conséquences de « sa course folle » auraient pu être beaucoup plus dramatiques, est-il convaincu.

Denis Royer s’affairait à faire traverser des écoliers mercredi matin à l’intersection du boulevard Charest et de la rue Victoria, à environ 500 mètres de l'endroit où la collision s'est produite.

Quelques secondes de plus ou de moins auraient pu changer son destin et celui de l’un des enfants qui traversaient, affirme M. Royer.

« J'étais en train de faire traverser un enfant. J'ai dit à l'enfant : "Cours, cours." Le gars a passé sens inverse. Il devait rouler à 160. Je me demandais s'il n'allait pas tuer quelqu'un. Je me demande comment cela il n'y a pas eu plus de blessés », a-t-il raconté à l’animateur Claude Bernatchez sur les ondes de l’émission Première heure.

« Je l'ai vu passer puis je ne me souviens même pas s'il a réussi à négocier le petit terre-plein au bout. J’ai entendu : bang! Puis il s'est ramassé dans les condos à l'autre bout. »

Toujours sous le choc

Même si elle n’est pas connue, la raison qui poussait cet automobiliste à circuler aussi dangereusement n’est pas valable, peste M. Royer.

C'est assez traumatisant de savoir que des gens qui conduisent de même peuvent avoir un permis de conduire en conduisant en sans-génie comme ça.

Denis Royer, brigadier scolaire

« Je suis sur les nerfs, j'ai encore les émotions dans le piton », a-t-il révélé au lendemain de cet événement qu’il n’oubliera pas de sitôt.

Denis Royer est convaincu que la « course folle » de l'automobiliste en cause aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus dramatiques.Denis Royer est convaincu que la « course folle » de l'automobiliste en cause aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus dramatiques. Photo : Radio-Canada

Une témoin confirme qu'il a été « frôlé »

Alexandra-Maude Grenier se trouvait tout près du brigadier. Elle confirme que Denis Royer et d'autres piétons ont été « frôlés » par l'automobiliste.

« Il est passé en sens inverse et a presque frôlé le brigadier qui venait de faire traverser plein d'enfants qui s'en allaient à l'école. À cette intersection-là, c'était vraiment une question de secondes », raconte-t-elle.

« Hier, on parlait de la collision, mais c'est fou les dommages qu'il aurait pu faire aussi avant, puis dans sa course, si l'immeuble ne l'avait pas arrêté. À la vitesse qu'il allait, il aurait pu [emboutir] des autos et des piétons à n'en plus finir. »

Un pompier s’approche du rez-de-chaussée d’un immeuble en flammes. Une des voitures accidentées a pris feu après avoir foncé dans cet immeuble. Photo : Radio-Canada

« Un miracle »

Conseiller en entreprises au Fonds d'emprunt de Québec, Luc Savard travaillait pour sa part dans cet immeuble au moment des événements.

« Je ne sais pas la vitesse à laquelle la voiture pouvait rouler. Mais bon, il y avait une force d'impulsion qui était importante », souligne-t-il.

C'est un miracle qu'il n'y ait pas plus de blessés.

Luc Savard, témoin de l’accident

L'enquête policière est toujours en cours pour déterminer la cause de cet accident, qui a fait un total de 12 blessés.

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Justice et faits divers