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Le programme saskatchewanais d’évaluation des médicaments est jugé discriminatoire

Un nombre important de produits dans une pharmacie.

Un pharmacien autochtone a lancé une pétition en avril pour demander que Services aux autochtones Canada finance la participation des Premières Nations et des Inuits au programme SMAP.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda Kanjinga

Radio-Canada

Un pharmacien autochtone milite pour intégrer les Premières Nations et les Inuits au programme saskatchewanais d'évaluation des médicaments (SMAP). Il qualifie les critères d'admissibilité au programme de discriminatoires.

« Quand un système traite les gens différemment selon leur identité raciale ou ethnique, c’est du racisme systémique », dénonce le docteur en pharmacie et professeur adjoint à l’Université de la Saskatchewan Jaris Swidrovich.

Le programme saskatchewanais d’évaluation des médicaments, lancé en 2013, permet au détenteur d’une carte d’assurance maladie valide de la province d’avoir une consultation d’une heure avec un pharmacien pour examiner ses antécédents médicaux et ses médicaments.

Cette consultation, financée par le gouvernement provincial, permet aux pharmaciens de répondre aux questions du patient, notamment sur les effets secondaires et les interactions médicamenteuses.

Pour être admissible à ce programme, le patient doit avoir plus de 65 ans, suivre un traitement qui comprend cinq médicaments ou plus, avoir une maladie chronique ou être récemment sorti de l’hôpital.

Le site du gouvernement saskatchewanais indique que les personnes suivantes ne sont pas admissibles au programme : les personnes couvertes par une assurance de santé fédérale, comme les Premières Nations et les Inuits, celles qui sont couvertes par le régime d’assurance d’Anciens Combattants Canada ou d’un employeur, les agents de la Gendarmerie royale du Canada, les réfugiés et les personnes dans les pénitenciers fédéraux.

Jaris Swidrovich estime que le fait d’exclure les Premières Nations de tous les programmes de santé de la province contribue à accroître les inégalités en matière de santé.

M. Swidrovich est le premier docteur en pharmacie du Canada à s’identifier comme Autochtone. Il a lancé une pétition en avril pour demander que Services aux autochtones Canada finance la participation des Premières Nations et les Inuits au programme SMAP.

La pétition, qui a recueilli 1000 signatures en 30 jours, a été présentée à la Chambre des communes la semaine dernière. Le ministre des Services aux Autochtones a environ 45 jours pour donner sa réponse à cette demande.

Avec les informations de Penny Smoke, CBC News

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