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Inondations de la rivière des Outaouais : il n'existe pas de solution simple

Un chalet inondé.
Les inondations à L'Isle-aux-Allumettes ont été encore pires cette année qu'en 2017, disent les propriétaires de chalets. Photo: Radio-Canada / Sue Samson
Radio-Canada

Sur L'Isle-aux-Allumettes, du côté québécois de la rivière des Outaouais, les propriétaires de chalets cherchent désespérément une solution à l'inondation printanière qui est devenue un événement quasi annuel, mais ils découvrent qu'il n'existe pas de solution facile.

Leurs propriétés sont situées près du chemin Cottage, sur la pointe sud-est de l'île, à environ 150 kilomètres à l'ouest d'Ottawa.

Maurice Leger, dont le chalet est dans la famille depuis près de 60 ans, fait partie des nombreux propriétaires frustrés.

Il avait empêché la montée des eaux à l'aide d'une pompe électrique jusqu'à ce que son électricité soit coupée le 11 mai. Il a finalement été rebranché mardi, après que l'eau soit montée d'environ 30 centimètres au-dessus du point culminant des inondations historique de 2017.

Personne ne parle des solutions, a dit M. Leger, dont le chalet, avec une trentaine d'autres sur le chemin F, demeure accessible uniquement par bateau. Il semble y avoir une acceptation générale que le statu quo est ce avec quoi nous devons vivre.

M. Leger croit qu'une solution possible serait d'augmenter la capacité du réservoir plus en amont de la rivière des Outaouais pour aider à contrôler la montée des niveaux d'eau en aval à des endroits comme L'Isle-aux-Allumettes.

En tant que profane, je regarde cela et je me dis : Pourquoi n'envisagerions-nous pas d'augmenter la capacité de retenir toute cette eau et de la rejeter plus lentement? Agrandir les réservoirs.

En même temps, M. Leger, qui est également président de l'association locale des propriétaires de chalets, s'est dit prêt à accepter l'analyse des experts, même si elle exclut son idée pour des raisons financières ou environnementales.

Si la réponse est non, nous avons au moins une réponse à notre question, a-t-il ajouté.

Manon Lalonde regarde la caméra.« Il n'y a pas de solution facile », a déclaré Manon Lalonde, ingénieure en chef de la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais. Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

L'idée a été étudiée

Manon Lalonde, ingénieure en chef de la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais, pourrait déjà avoir cette réponse.

Nous avons déjà beaucoup de réservoirs dans la partie nord du bassin versant, a expliqué Mme Lalonde. Pour être efficace, il faudrait les placer juste en amont d'Ottawa ou de Pembroke, mais tout le monde en amont de ce lac artificiel serait inondé et il faudrait déplacer des collectivités entières parce que ce serait un immense lac.

La topographie autour du lac Témiscamingue, dans la partie nord du bassin versant, n'est pas non plus propice à la construction de nouveaux réservoirs parce qu'il n'y a pas de vallées naturelles pour endiguer l'eau, a précisé Mme Lalonde.

Selon Mme Lalonde, une étude fédérale-provinciale menée au début des années 1980 après les inondations de 1974, 1976 et 1979 a examiné la faisabilité d'un nouveau réservoir nordique, mais l'idée a finalement été rejetée.

Déplacer le problème en aval

Mme Lalonde a indiqué que la rivière a été draguée au fil des ans pour élargir le rétrécissement et éliminer d'autres obstacles, permettant ainsi à l'eau de couler plus librement en aval.

Mais vous donnez ce problème à quelqu'un d'autre parce que vous allez inonder les gens à l'extérieur du bassin versant, comme à Montréal, a-t-elle soutenu. Il n'y a pas de solution facile.

Un site Facebook de près de 6000 membres demande la tenue d'une enquête publique indépendante sur les causes des inondations répétées, en accordant une attention particulière à la mauvaise gestion possible des barrages hydroélectriques qui contrôlent les niveaux d'eau le long de la rivière des Outaouais.

Les créateurs de la page ont également envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau pour lui faire part de leurs préoccupations.

Les maires locaux se sont joints à l'appel en faveur d'une enquête et prévoient rencontrer jeudi à Pembroke les membres d'un groupe de travail ontarien.

Avec les informations de Laurie Fagan

Ottawa-Gatineau

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