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Nancy Gauthier obtient l'absolution conditionnelle après avoir agressé sa mère

Nancy Gauthier est assise au palais de justice de Chicoutimi et regarde la caméra.
Nancy Gauthier a plaidé coupable à deux chefs d'accusation pour des événements qui remontent au printemps 2015. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Nancy Gauthier a obtenu l'absolution conditionnelle, mercredi, au palais de justice de Chicoutimi, après avoir plaidé coupable d'agression envers sa mère. Les événements sont survenus en 2015.

Il était d'abord question d'une agression au couteau, mais il s'est plus tard avéré que Nancy Gauthier a tenté d'étouffer sa mère avec un foulard.

L’accusée se trouvait au domicile qu'elle partageait avec elle depuis peu sur la rue Fortin, à Kénogami. Nancy Gauthier venait de quitter son emploi à Montréal pour prendre soin de la dame.

Les relations entre les deux femmes étaient tendues le jour de l’agression.

Une histoire de boîte de chocolats avalée par le chien de Mme Gauthier a mené à une altercation au cours de laquelle elle a tenté d'étouffer sa mère avec un foulard. L'octogénaire a été retrouvée avec des traces de blessures au visage et à l'abdomen.

Des accusations de voies de fait graves et de voies de fait armées ont été portées contre Nancy Gauthier, qui a plus tard plaidé coupable. Une accusation de tentative de meurtre a été abandonnée.

Dans sa décision, le juge Paul Guimond a rappelé les propos de l'agent de probation de Nancy Gauthier lors des représentations sur la peine. L’agent l’a présentée comme une femme dépressive, souffrant de problèmes d'alcool et qui avait des difficultés à gérer ses accès de violence.

Avant de confirmer qu'il acceptait la proposition de la défense d’accorder une absolution conditionnelle à Nancy Gauthier, le juge Guimond a souligné les efforts de l'accusée pour mettre fin à ses problèmes et reprendre sa vie en main, y compris sa carrière d'enseignante à 53 ans.

En obtenant une absolution conditionnelle, elle évite un casier judiciaire, malgré la gravité des accusations auxquelles elle faisait face. L’avocat de Nancy Gauthier, Charles Cantin, est satisfait.

Le juge a considéré que la dame représentait un élément positif pour la société, était une personne qui s'était réhabilitée. [C’est] une personne qui n'était pas criminalisée et qui pouvait donc obtenir ce genre de sentence puisqu'elle répondait à chacun des critères prévus par la Loi.

Me Charles Cantin, avocat de Nancy Gauthier

Nancy Gauthier, qui demeure aujourd’hui en Beauce, doit cependant se soumettre à plusieurs conditions, dont une période de probation de trois ans, 200 heures de travaux communautaires et une interdiction d'entrer en contact avec sa mère, à moins que celle-ci en fasse la demande.

D'après les informations de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Procès et poursuites