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Les ambulances des CUPR passeront moins de temps à Ottawa

Deux ambulances stationnées dans un garage
Deux ambulances des Comtés unis de Prescott et Russell Photo: Radio-Canada / Denis Babin
Denis Babin

Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) passent de la parole aux actes. Leurs ambulanciers seront dorénavant de moins en moins disponibles pour répondre aux appels d'urgence à l'extérieur des CUPR.

Les responsables des CUPR affirment depuis un bon moment être exaspérés face aux nombres d'appels auquels répondent leurs ambulanciers dans les villes voisines, notamment sur le territoire d'Ottawa, sans être remboursés pour ces services.

On va mettre un plan d’action qui va faire en sorte qu’on va ramener nos véhicules chez nous afin de servir notre communauté, indique le directeur des services d’urgence des CUPR, Michel Chrétien.

Dorénavant, lorsque les ambulanciers des CUPR auront déposé un patient dans un hôpital d’une ville voisine, ils deviendront indisponibles sur l’écran du centre de répartition des urgences. La nouvelle mesure entrera en vigueur dès le 4 juin.

On ne refuse pas de faire des appels. On ramène les véhicules chez nous et ils vont se réactiver une fois rendus chez nous.

Michel Chrétien, directeur des services d’urgence des CUPR

Les CUPR ont invoqué des raisons financières pour justifier leur décision. Depuis janvier 2016, les services d’urgence ne sont plus indemnisés lorsqu’ils interviennent à l’extérieur de leur territoire.

Cette situation découle d’un amendement apporté à la Loi ontarienne sur les ambulances, qui ne force plus les municipalités à s’entendre entre elles pour le remboursement de ces frais.

L’an dernier, les CUPR ont dû débourser 1,5 million de dollars pour répondre aux appels ambulanciers intermunicipaux. Pour nous [ce montant équivaut à] une équipe 24 heures sur 24, 365 jours par année, explique M. Chrétien.

De plus, le nombre d’appels provenant des municipalités voisines a explosé au cours des dernières années, mettant les ressources des CUPR à rude épreuve.

Le ministère a dit [aux CUPR] que [cette mesure-là] serait illégal. Là [les deux parties] sont en discussion, a commenté le directeur général des Services de protection et d'urgence de la Ville d'Ottawa, Anthony Di Monte.

La nouvelle mesure pourrait faire l’objet d’un recours en justice. Mais cette possibilité n'arrête pas le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

Il faut que cela arrête quelque part. Ça nous coûte de l’argent. Et puis, si nos voisins veulent employer nos services, bien ils vont être obligés de payer eux autres aussi, lance M. Desjardins.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale