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Le Nevada et le Vermont veulent protéger l'accès à l'avortement

Des femmes tiennent des affiches dans leurs mains devant le parlement.

Des femmes manifestent leur appui au projet de loi du Parlement du Nevada qui vise à dépénaliser les interruptions volontaires de grossesse « artisanales ».

Photo : Associated Press / Ryan Tarinelli

Agence France-Presse

Le Nevada et le Vermont sont en passe d'adopter des lois protégeant l'accès à l'avortement, allant à l'encontre de mesures extrêmement restrictives adoptées par plusieurs États américains conservateurs.

Ces évolutions contradictoires risquent de renforcer les fortes disparités existant déjà aux États-Unis en matière d'accès à l'avortement.

L'Assemblée du Nevada, la seule du pays où les femmes forment la majorité, a adopté en seconde lecture mardi une réforme qui dépénalise la vente sans ordonnance de médicaments provoquant des fausses couches et les interruptions volontaires de grossesse (IVG) « artisanales ».

Pour l'heure, avorter par ses propres moyens est passible de un à dix ans de prison.

Le texte prévoit également que les médecins n'aient plus à expliquer « l'impact physique et émotionnel » d'un avortement à leur patiente ni à relever leur âge ou leur statut marital.

La proposition de loi doit retourner au Sénat pour permettre son adoption définitive, avant qu'elle ne soit promulguée par le gouverneur démocrate Steve Sisolak.

Le cas du Vermont

Les élus du Vermont ont inscrit dans la loi que l'avortement était un « droit fondamental » et ont interdit à toute « entité publique » de le restreindre.

Cet État, qui dispose d'un cadre légal très souple sur les interruptions volontaires de grossesse, veut s'assurer que les agences fédérales ne viendront jamais le limiter.

Le gouverneur républicain Phil Scott a fait savoir mardi qu'il n'opposerait pas son veto à ce texte.

Ces lois vont volontairement à l'encontre du durcissement observé dans une quinzaine d'États conservateurs.

« Les droits des femmes sont menacés dans tout le pays par des politiciens extrémistes », a déclaré la parlementaire démocrate Shea Backus lors des débats dans le Nevada. « Ces lois draconiennes n'ont rien à faire dans une société libre », a-t-elle ajouté, citée par le Reno Gazette Journal.

Comparable à un homicide

L'Alabama a promulgué une loi assimilant l'avortement à un homicide et prévoyant des peines pouvant aller jusqu'à 99 ans de prison pour les médecins, sans exception en cas de viol ou d'inceste.

Six États, dont la Georgie et le Mississippi, ont interdit l'avortement dès que les battements du coeur du foetus peuvent être détectés, tandis que le Missouri est en passe d'interdire l'IVG à partir de huit semaines de grossesse.

Ces lois sont en contradiction flagrante avec la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis qui, en 1973, a légalisé l'avortement. Elles devraient donc être invalidées par les tribunaux.

Mais leurs promoteurs ont l'intention de faire des appels en cascade jusqu'à la haute cour. Ils misent sur l'arrivée de nouveaux juges conservateurs nommés par Donald Trump pour qu'elle revienne sur sa décision.

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