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Scott Moe discute de l'uranium canadien à Washington

Scott Moe, le premier ministre de la Saskatchewan, parle devant un microphone en portant un costume-cravate et des lunettes.
Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan, est en visite aux États-Unis cette semaine. Photo: Radio-Canada / Bryan Eneas
Radio-Canada

En visite à Washington jusqu'à jeudi, le premier ministre de la Saskatchewan a tenu à remercier le gouvernement américain de la levée des tarifs sur l'acier et l'aluminium, mais il rouvre également les discussions sur les importations d'uranium canadien.

Depuis l’été 2018, une enquête américaine est en cours sur l'industrie de l'uranium. Cette dernière est motivée par des préoccupations en matière de sécurité nationale, au même titre que la récente imposition de tarifs sur l’acier et l’aluminium.

Si l'évaluation considère que les importations d’uranium canadien pourraient porter atteinte à la sécurité nationale des États-Unis, une disposition d'une loi sur le commerce américain – plus précisément l'article 232 du Trade Expansion Act de 1962 (en anglais) (Nouvelle fenêtre) – permet à la Maison-Blanche d'imposer des tarifs douaniers ou des quotas sur ses importations d'uranium.

Le premier ministre de la Saskatchewan continue de défendre l’industrie de l’uranium canadien et réitère sa confiance dans ce produit exporté vers les États-Unis.

Nous sommes très préoccupés par cette disposition de la loi et inquiets des effets que cela pourrait avoir sur notre industrie.

Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan
Un travailleur sur le site de la mine Gunnar. Selon le premier ministre de la Saskatchewan, des rapports ont été soumis au président américain, mais aucune décision n’a encore été prise sur les importations d’uranium canadien aux États-Unis. Ici, l'ancienne mine de Gunnar, dans le nord de la province. Photo : Conseil de recherche de la Saskatchewan

Scott Moe affirme que l’impact des tarifs sur l’acier et l’aluminium a permis de comprendre, de part et d’autre de la frontière, qu’une économie nord-américaine forte et en bonne santé est profitable à tout le monde. « La question de l’uranium contribue aussi à cette économie », ajoute-t-il.

Le premier ministre avait déjà discuté de la question de l’uranium lorsqu'il était de passage à Washington en février dernier, à l'occasion d'une rencontre entre le Conseil de la fédération et l'Association nationale des gouverneurs américains.

Selon les données du ministère fédéral des Ressources naturelles, en 2017, le Canada était le deuxième producteur mondial d'uranium après le Kazakhstan. La production canadienne d'uranium s'élevait alors à 13,1 kilotonnes, provenant des mines situées en Saskatchewan.

Avec des informations d'Emmanuelle Poisson

Saskatchewan

Politique provinciale