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« Plusieurs préoccupations » à Lac-Simon concernant le projet Gazoduq

Des tuyaux servant à créer des conduites souterraines sont empilées.
Des conduites souterraines semblables à celles-ci seront installées par Gazoduq. Photo: gracieuseté Gazoduq
Thomas Deshaies

Le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon tenait mercredi une assemblée publique d'information sur trois dossiers, dont celui du pipeline de l'entreprise Gazoduq. Selon l'un des membres du conseil, Lucien Wabanonik, les membres de la communauté de Lac-Simon sont inquiets des impacts environnementaux du projet de Gazoduq.

Le Conseil de la Nation Anishnabe de Lac-Simon préférait organiser sa propre assemblée d'information sur le projet de l'entreprise Gazoduq, plutôt que de se contenter de celles organisées par le promoteur, pour s'assurer de la neutralité des informations fournies. Nous, on a vraiment pris les faits, explique le membre du conseil, Lucien Wabanonik. On a vraiment voulu donner une information à la population pour qu'ils puissent avoir une meilleure idée de ce que c'est que ce projet.

Toujours selon M. Wabanonik, l'assemblée a notamment permis de constater que le projet suscite « plusieurs préoccupations » dans la communauté. C'est surtout en lien avec les impacts environnementaux, la question du droit au niveau canadien au niveau de l'environnement, précise-t-il.

Le conseil n'a toutefois pas encore pris de position officielle à savoir s'il accueillerait le projet du promoteur ou s'il lutterait pour empêcher sa concrétisation. On est encore en mode réflexion et analyse, précise M. Wabanonik. On regarde tout cela dans son ensemble, les impacts à long terme.

L'importance du consentement

Ce qui est clair, c'est que les notions de consentement et d'acceptabilité sociale sont au cœur des discussions, selon M. Wabanonik. Ces enjeux ont d'ailleurs été discutés lors de la séance d'information.

M Wabanonik prévient toutefois que « l'approche bulldozer » de « plusieurs industries extractrices » n'a plus sa place. C'est ce qu'il a déclaré lorsque questionné sur le début des inventaires terrain par Gazoduq à La Motte, alors que le consentement de la communauté n'a pas été donné. Nous, notre façon de voir, c'est que la question du consentement doit être claire et bien informée, a-t-il conclu.

Prise en charge des services sociaux

Les citoyens qui ont participé à l'assemblée d'information ont aussi été informés de l'évolution du projet de prise en charge des services sociaux, qui irait bon train, selon M. Wabanonik.

Le conseil a finalement informé la population qu'il entamait des démarches afin d'avoir une entente-cadre avec le Secrétariat aux affaires autochtones. Puisqu'il s'agit pour l'instant d'un projet « embryonnaire », M. Wabanonik n'a toutefois pas souhaité s'avancer davantage sur les projets qui pourraient résulter d'une telle entente.

Abitibi–Témiscamingue

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