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De Vancouver au Mali : comment des superaliments aident des agricultrices africaines

Une femme noire souriante qui travaille dans un champ.

L’agriculture est l’une des plus grandes ressources en Afrique.

Photo : Courtoisie de Facebook Farafena

Hélène Bardeau

Une entreprise de Vancouver achemine des aliments agricoles africains riches en nutriments dans les épiceries du pays, tout en cherchant à améliorer la vie des agricultrices et de leur famille au Mali, en Afrique de l'Ouest.

« En Afrique, ce n’est pas facile pour les femmes d’avoir une voix pour s’exprimer, car la plupart des choses appartiennent aux hommes », raconte Oumar Barou Togola, fondateur de l'entreprise Farafena, qui importe au Canada de la farine et des grains de fonio.

La société alimentaire travaille en partenariat direct avec près de 1000 femmes de neuf villages différents, dont huit au Mali et un au Malawi. Les agricultrices sont rémunérées directement pour la culture, la récolte, la transformation, mais aussi la commercialisation de la nourriture qu’elles produisent.

Cette initiative a permis à ces travailleuses de créer des microentreprises et de construire des maisons pour leur famille, mais aussi d'atteindre leur indépendance financière.

Des femmes noires avec des enfants en Afrique assis autour d'un arbre.

Après des débuts avec une quinzaine d'employées, la société alimentaire Farafena embauche à présent près de 1000 femmes en Afrique.

Photo : Courtoisie de Facebook Farafena

Né à Bamako, le fondateur de Farafena, Oumar Barou Togola s'est installé en Colombie-Britannique en 2000 pour terminer ses études secondaires sur l'île de Vancouver avec l'idée de travailler par la suite pour une société financière.

Cependant, avant d’atteindre son objectif, il s’est rappelé la détermination de ses parents à aider les communautés maliennes, et plus particulièrement les femmes.

Dans notre société, on doit vraiment remercier les femmes pour ce qu’elles font dans nos vies.

Oumar Barou Togola, fondateur et président de l'entreprise Farafena

Son père a parcouru le monde comme hydrologue pour les Nations unies afin d’aider les personnes qui n’avaient pas d’eau potable. Quant à sa mère, qui était sage-femme, cette dernière aidait les femmes enceintes qui n'avaient pas d'argent à accoucher.

C’est donc dans l’optique d’améliorer la vie des agricultrices, de leur famille et des villages où elles habitent qu’Oumar Barou Togola a créé Farafena, dont le nom signifie « Afrique » dans la langue nationale du Mali. « Je voulais contribuer au développement du Mali et de l’Afrique en commençant par remercier les femmes », dit-il.

Une entreprise pour les femmes

Si la majorité des terres cultivées en Afrique appartiennent à la société, les autres appartiennent au mari des agricultrices.

Les femmes travaillent tellement dur en Afrique. Elles ont souffert tellement et ne sont pas payées.

Oumar Barou Togola, fondateur et président de l'entreprise Farafena

Avant de travailler pour l’entreprise, explique Oumar Barou Togola, les agricultrices devaient parcourir plusieurs kilomètres dans leur village pour vendre leurs récoltes, qui se faisaient à la main.

Il s’est donc entretenu avec elles pour mettre en place une initiative qui pourrait être bénéfique pour elles tout en faisant connaître les produits africains au Canada.

Un homme noir entouré de femmes noires et d'enfants qui sourient.

Oumar Barou Togola entouré des agricultrices de la société Farafena.

Photo : Courtoisie de Facebook Farafena

Aujourd’hui, toutes les activités de transformation se font grâce à des équipements tels que des batteuses et des décortiqueuses. Deux fois par mois, le président de Farafena se rend dans chaque village pour aller à la rencontre de ces femmes qui travaillent au quotidien et rapporter les produits au Canada.

Une idée qui a germé

Son entreprise introduit de la farine et du grain de fonio au Canada. Cultivé en Afrique, ce superaliment est sans gluten et contient des acides aminés essentiels au bon fonctionnement métabolique.

L’Afrique a des produits qu'elle peut être fière de présenter à la population.

Oumar Barou Togola, fondateur et président de l'entreprise Farafena
Une assiette de pâtes avec du parmesan et des feuilles de basilic.

Une assiette de pâtes composée de poudre moringa.

Photo : Courtoisie de Facebook Farafena

Farafena propose également de la poudre de feuilles de moringa. Le goût et l'apparence sont semblables à ceux du matcha, mais en plus légèrement amer. La poudre de feuilles de moringa peut être ajoutée aux smoothies, aux vinaigrettes et autres sauces.

De nouveaux produits vont venir s’ajouter à la liste actuelle. Oumar Barou Togola espère créer des partenariats avec « les femmes de tous les pays d’Afrique » dans les prochaines années.

Colombie-Britannique et Yukon

Afrique