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Nom de la nouvelle bibliothèque du Plateau : 4 Gatinoises encore en lice

Une bâtisse blanche avec plusieurs fenêtres.
La Ville de Gatineau octroie un contrat à la firme Construction J. Raymond inc. pour la construction de la bibliothèque municipale du Plateau. Photo: Ville de Gatineau
Radio-Canada

Marie-Thérèse Archambault, Donalda Charron, Gabrielle Déziel-Hupé et Clara Lanctôt figurent sur la courte liste des femmes dont le nom pourrait être donné à la nouvelle bibliothèque de la Ville de Gatineau, dans le district du Plateau.

Ces quatre femmes, retenues par le comité de toponymie de la Ville et dont les noms ont été dévoilés mercredi, ont chacune à sa manière marqué l'histoire de la région outaouaise.

Les Gatinois auront leur mot à dire, dans le cadre de cette deuxième phase de consultation publique. Le vote populaire se déroulera entre le 22 mai et le 12 juin. C'est toutefois au conseil municipal que reviendra ensuite la décision finale.

Clara Lanctôt (1886-1958)

Clara Lanctôt est placé en médaillon au centre de l'image.Une photo de Clara Lanctôt Photo : Ville de Gatineau

Clara Lanctôt avait huit ans lorsqu'elle perd la vue, après avoir été atteinte de rougeole. Cela n'empêchera pas la native de Hull d'obtenir un diplôme d'études supérieures, à Montréal, en 1906, après avoir appris à maîtriser le braille. Elle étudiera également la musique, décrochant un baccalauréat en piano en 1910. Elle reviendra enseigner le piano pendant quelque 15 ans à Hull, avant de retourner poursuivre sa carrière dans la métropole. Tout en composant des mélodies de son cru. Clara Lanctôt publiera aussi des recueils de poèmes, qu'elle signe sous le pseudonyme Fleur d'ombre, méritant au passage un prix de composition en poésie de la Société littéraire du Québec, en 1927.

Donalda Charron (1886-1967)

Donalda Charron est placée en médaillon en centre de l'image.Une photo de Donalda Charron Photo : Ville de Gatineau

Donalda Charron s'avère une figure de proue du mouvement ouvrier et du droit des femmes - les allumettières, en particulier - en Outaouais. Tout en occupant un poste de contremaîtresse à l'usine d'allumettes E.B. Eddy, elle deviendra la toute première présidente d'un syndicat entièrement féminin. L'Union ouvrière féminine de Hull offre divers cours à ses membres, de la couture à l'anglais, en passant par l'arithmétique et les arts ménagers. Mme Charron luttera pour les droits de ses collègues, lors des conflits de travail de 1919 et de 1924. Elle en perdra son emploi, à la suite du lock-out de neuf semaines décrété par la partie patronale en 1924, la compagnie refusant de la réembaucher.

Marie-Thérèse Archambault (1904-1960)

Une silhouette sur fond de couleurAucune photographie de Marie-Thérèse Archambault n'était disponible. Photo : Ville de Gatineau

Malgré tous les efforts du comité de toponymie, aucune photo n'a pu être retracée de celle qui sera la première laïque en Amérique du Nord à décrocher un doctorat en philosophie scolastique, en 1932. Or, Marie-Thérèse Archambault n'en était pas à ses premiers faits d'armes. Elle a tout juste 13 ans quand, en 1917, elle se présente au comptoir de la compagnie de tramways d'Ottawa et réclame d'être servie en français. Ce faisant, elle soulève l'admiration de la communauté francophone des deux côtés de la rivière des Outaouais, et aux quatre coins du Québec, lorsque son histoire est rapportée dans Le Droit, à l'époque. Mme Archambault enseignera la bibliothéconomie à l'Université de Montréal, en plus de s'intéresser au rôle social des femmes dans de nombreuses publications.

Gabrielle Déziel-Hupé (1934-2010)

Gabrielle Déziel-Hupé est placée en médaillon au centre de l'image.Une photo de Gabrielle Déziel-Hupé Photo : Ville de Gatineau

Écrivaine et comédienne, Gabrielle Déziel-Hupé a marqué le milieu du théâtre ici et ailleurs au pays. De son répertoire comptant plus d'une trentaine de pièces, Les Outardes (1969) est considérée par plusieurs comme l'un des textes dramaturgiques les plus importants de l'Outaouais. Les Outardes a d'ailleurs été montée au Théâtre de l’Île à plus d'une reprise, notamment en 1976, lors de la réouverture du théâtre municipal, après l'incendie ayant dévasté l'ancien château d'eau. Au cours de sa carrière, Mme Déziel-Hupé a notamment été récompensée du premier prix de l’Association canadienne du théâtre amateur (1957) et du prix de la meilleure production canadienne du Festival national de théâtre, à Winnipeg (1970).

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