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Ottawa dépensera plus de 15 milliards pour renouveler la flotte de la Garde côtière

Le premier ministre Justin Trudeau s'adresse aux médias à l'extérieur avec en arrière-plan un grand arbre.
Le premier ministre Justin Trudeau veut doter la Garde côtière canadienne de 16 nouveaux navires polyvalents et de 2 nouveaux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique. Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Yannick Donahue

Le gouvernement Trudeau annonce son intention de renouveler la flotte de la Garde côtière canadienne. Il souhaite faire construire jusqu'à 18 nouveaux grands navires, au coût de 15,7 milliards de dollars.

Le montant estimé comprend la construction, la logistique et le soutien, les imprévus, la gestion de projet et l’infrastructure. Ottawa dévoilera le coût de chaque navire après la négociation des contrats avec les partenaires visés.

Cette annonce faite mercredi midi à Vancouver survient à cinq mois des prochaines élections fédérales, prévues le 21 octobre prochain.

Les chantiers Seaspan’s Vancouver Shipyards et Irving Shipbuilding d'Halifax auront la tâche de construire ces grands navires, ces deux sociétés étant les seuls partenaires de la Stratégie nationale de construction navale du gouvernement fédéral.

L’entreprise Seaspan aura le mandat de construire jusqu’à 16 navires polyvalents tandis que la compagnie Irving Shipbuilding s'affairera à construire deux nouveaux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique.

Ces grands bateaux rempliront notamment des missions de déglaçage léger, de patrouille extracôtière, de recherche et de sauvetage.

De plus, le gouvernement fédéral compte ajouter un troisième chantier naval canadien en tant que partenaire à sa Stratégie nationale de construction navale.

Un processus concurrentiel sera lancé dans le but de sélectionner le troisième chantier naval. Il concerne la conception de nouveaux navires de plus petite taille, le « nouveau navire multimission semi-hauturier », selon le communiqué du gouvernement.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral prévoit investir dans « la prolongation de la durée de vie des navires, la remise à neuf et les travaux d’entretien dans les chantiers navals partout au Canada », peut-on lire dans le communiqué.

Un troisième partenaire recherché

Le premier ministre a indiqué que le troisième joueur dans le remplacement de la flotte de la Garde côtière canadienne aura du travail.

« Il reste beaucoup de choses à faire. On sait que l’ambition de renouveler la flotte de la Garde côtière représente énormément d’investissements dans les prochaines années, et d’avoir un troisième chantier naval va nous permettre d’assurer non seulement une industrie de construction navale très réussie à travers le pays, mais l’équipement dont nos Forces armées et la Garde côtière vont avoir besoin dans les années à venir pour protéger notre littoral, qui est le plus long sur la planète », a-t-il précisé.

Justin Trudeau s’est fait demander par Radio-Canada s’il a l’impression de traiter équitablement les trois chantiers navals détenus par les entreprises Irving, Seaspan et Davie.

« Évidemment, on reconnaît que l’addition d’un troisième chantier naval représente une vraie opportunité pour la Davie. On a hâte de voir leur soumission pour être qualifiée pour être ce troisième chantier naval. Il va y avoir beaucoup de travail. On reconnaît qu’à deux chantiers navals, on n’a pas assez de capacité pour subvenir aux besoins et de la Garde côtière et de nos Forces armées », a-t-il répondu.

Le premier ministre a souligné que de nouveaux navires sont nécessaires, puisque ceux qui sont en service vieillissent et certains présentent des risques.

« Il ne fait aucun doute qu’on a besoin de ces nouveaux navires. Lorsque l’ancien gouvernement conservateur était au pouvoir, pas un seul navire n’a été livré dans le cadre de la Stratégie nationale de construction navale, une stratégie qu’on essaie d’améliorer en travaillant avec les chantiers navals », a-t-il dit, ajoutant que l’âge moyen des navires actuellement en exploitation est de 38 ans.

Un processus rapide

Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, a défendu l'intention du gouvernement de recourir à Irving Shipbuilding d'Halifax pour construire deux navires de patrouille extracôtiers et de l'Arctique.

Ottawa a déjà commandé six navires de ce type pour la marine canadienne au chantier naval Irving; un contrat dont la valeur totale est de 3,5 milliards de dollars. Le gouvernement fédéral aurait pu être tenté d'éviter des licenciements en Nouvelle-Écosse en se tournant vers Irving.

« La Garde côtière canadienne a de grands besoins. Pour nous, si nous pouvons acheter deux bateaux de [la société] Irving, on peut satisfaire quelques besoins plus vite. C’est bon pour la Garde côtière canadienne et je crois que c’est bon aussi pour Irving », a rétorqué le ministre.

M. Wilkinson ne pense pas que le processus qui sera enclenché afin de trouver un troisième partenaire sera un long processus.

« Nous avons des besoins que nous devons [combler] très vite. Je crois que la compétition [le processus concurrentiel] sera très vite et très courte », a-t-il opiné.

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