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Le fabricant de processeurs ARM coupe les ponts avec Huawei

Le logo Huawei sur l’édifice  d'une usine à Dongguan, dans la province de Guangdong.
Huawei dépend d'ARM pour produire ses propres processeurs Kirin. Photo: Reuters / Tyrone Siu
Radio-Canada

ARM, l'un des plus importants fabricants de processeurs mobiles au monde, met fin à son partenariat avec Huawei pour se conformer aux restrictions américaines contre l'entreprise chinoise, selon ce que rapporte BBC News.

Bien qu’elle soit une entreprise britannique, ARM conçoit certains éléments de ses processeurs au Texas et en Californie. Cette présence aux États-Unis la placerait sous le coup de l’interdiction d’entretenir des liens commerciaux avec Huawei, émise mercredi dernier par les autorités américaines.

ARM a donc indiqué mercredi matin que ses employés devaient mettre fin à tous les contrats actifs et les ententes en suspens avec le géant chinois des télécommunications.

Huawei dépend de son partenariat avec ARM pour fabriquer ses propres processeurs Kirin, qui sont basés sur l’architecture des processeurs mis au point par ARM. En temps normal, l’entreprise chinoise payait donc des redevances à ARM pour utiliser son architecture.

Comme il est extrêmement complexe et coûteux de concevoir sa propre architecture de processeur, la fin du partenariat entre les deux entreprises pourrait bien sonner le glas de la fabrication des processeurs par Huawei.

« Nous accordons une grande importance à nos relations étroites avec nos partenaires, mais nous devons reconnaître la pression que subissent certains d’entre eux, résultant de décisions motivées par des considérations politiques, a indiqué Huawei à The Verge. Nous sommes convaincus que cette situation regrettable peut être résolue et notre priorité demeure de continuer à fournir des technologies et des produits de classe mondiale à nos clients du monde entier. »

Bloomberg rapportait vendredi dernier que Huawei s’est préparée aux sanctions américaines en faisant une réserve de processeurs et d’autres composantes électroniques essentielles à sa chaîne de production de téléphones. D’après des sources anonymes citées par Bloomberg, le géant chinois pourrait résister pendant au moins trois mois aux restrictions américaines sans trop de conséquences sur sa production.

Un remplaçant à Android dès l’automne?

Le South China Morning Post rapporte par ailleurs mercredi que Huawei travaille sur un système d’exploitation pour remplacer Android qui sera prêt d’ici moins d’un an. Huawei pourrait en effet perdre l’accès aux mises à jour et aux applications d’Android à l’international, compte tenu des restrictions américaines.

Son nouveau système d’exploitation fonctionnerait sur de nombreux appareils, des téléphones intelligents aux ordinateurs en passant par les tablettes, les téléviseurs, les voitures et les montres connectées.

« Le système d’exploitation Huawei pourrait être lancé dès l'automne, et certainement pas plus tard que le printemps de l’année prochaine », a indiqué Richard Yu Chengdong, président de la division mobile de Huawei.

D’autres mauvaises nouvelles pour Huawei

Malgré cette annonce, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour Huawei. Microsoft a cessé mercredi de vendre l’ordinateur MateBook X Pro, de Huawei, sur sa boutique en ligne, une décision qui pourrait être imitée par d’autres vendeurs sous peu.

Au Japon, la prévente du téléphone P30 Lite a été suspendue, tout comme son lancement, qui était prévu d’ici la fin du mois de mai.

Un sort similaire pourrait bien attendre le Mate 20 X 5G au Royaume-Uni. Le téléphone a en effet disparu des annonces du fournisseur de télécommunications EE cette semaine, après avoir pourtant été vanté par l’entreprise la semaine dernière.

Avec les informations de BBC News, The Verge, The South China Morning Post, Bloomberg, Tech Radar, et CNN

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