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Un homme fait feu sur des installations d'Hydro-Québec, de Bell et de Vidéotron

Un impact de balle.

Des photos obtenues par Radio-Canada montrent des impacts de balles dans des murs, ainsi que dans des vitres et des portes de métal dans des postes de contrôle routier.

Photo : Fraternité des constables du contrôle routier du Québec

Radio-Canada

Trois corps policiers ont ouvert plus d'une dizaine de dossiers à la suite de coups de feu tirés dans des installations d'Hydro-Québec, de Bell et de Vidéotron ainsi que dans des postes de contrôle routier sur l'autoroute 50 et sur la route 148, en Outaouais, entre le 18 mars et le 15 avril.

La Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) et la police de la MRC-des-Collines-de-l'Outaouais travaillent conjointement pour élucider cette série de méfaits.

Un suspect a été arrêté dans un autre dossier et les policiers ont été en mesure d'établir des liens avec ces événements. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) évalue présentement ces dossiers.

Louis-Olivier Batty, porte-parole chez Hydro-Québec, a confirmé par courriel à Radio-Canada que la société évalue les répercussions sur ses exportations d'électricité vers l’Ontario.

C’est potentiellement limité puisque l’incident n’a pas duré très longtemps et parce que nous avons un réseau fiable et des équipements en redondance pour reprendre rapidement nos activités, a-t-il écrit.

Hydro-Québec affirme que les dommages et les réparations sont évalués entre 75 000 $ et 100 000 $.

Selon les résultats de l’enquête, il pourrait y avoir des poursuites pénales. Si c’est le cas, Hydro-Québec regardera toutes les options pour réclamer les montants liés à cet incident, a ajouté M. Batty.

Hydro-Québec soutient que l’incident n’a eu aucun effet sur ses clients au Québec.

Des agents qui « deviennent des cibles »

Deux postes de Contrôle routier Québec ont été visés par des projectiles d’armes à feu à la mi-avril. Des balles ont traversé des fenêtres et des cadres de porte.

Des événements qui ont donné toute une frousse aux constables, explique le président de la Fraternité des constables du Contrôle routier, Éric Labonté.

Ces événements montrent qu’on devient des cibles pour des gens mal intentionnés, affirme-t-il, en rappelant que les agents du Contrôle routier ne sont pas armés donc, plus vulnérable face aux criminels qui pourraient en avoir contre nous.

Ça a causé du stress chez nos membres [...] les familles aussi étaient ébranlées et inquiètes d’aller travailler le lendemain matin.

Éric Labonté, président de la Fraternité des constables du Contrôle routier

Depuis plusieurs années, la Fraternité réclame que leurs membres soient armés, à l’instar de leurs confrères de la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick.

Ottawa-Gatineau

Crimes et délits