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Perte de 89 milliards en valeur domiciliaire dans le Grand Vancouver

L’hôtel de ville de Vancouver en premier plan, avec le centre-ville derrière et les montagnes de la rive nord en arrière-plan.
À elle seule, la Ville de Vancouver a enregistré une baisse de près de 13 % de la valeur de ses actions, pour un total d'environ 44 milliards de dollars. Photo: Radio-Canada / Tina Lovgreen
Radio-Canada

Les propriétés de la région métropolitaine de Vancouver ont perdu 89,2 milliards de dollars en valeur domiciliaire au cours de l'année 2018, selon un rapport.

Les propriétés situées à Vancouver ont enregistré une baisse de près de 13 % de leur valeur, pour un total d'environ 44 milliards de dollars. West Vancouver a enregistré la plus forte diminution en pourcentage de la douzaine de villes du Grand Vancouver, soit 14,7 %.

Le rapport, qui s'appuie sur les données publiques sur le logement, a été publié par Step Up Now, un groupe qui milite contre la taxation.

Reconsidérer notre perception de la valeur domiciliaire

Tsur Somerville, professeur à la Sauder School of Business de l'Université de la Colombie-Britannique, croit que, même si les pertes globales en capitaux peuvent sembler importantes, pour la majorité des gens qui n'ont pas acheté de propriété au cours des deux dernières années, il s'agit essentiellement d'une perte de valeur d'actifs auxquels elles n'ont jamais vraiment eu accès.

Il croit que les acheteurs devraient revoir leur perception de la valeur domiciliaire.

Considérer le logement comme une tirelire dont la valeur ne fait qu'augmenter n'est pas la bonne façon de penser au logement dans lequel on vit.

Tsur Somerville, professeur à la Sauder School of Business à l'UBC

Une « injustice »

Paul Sullivan, associé principal dans un important cabinet d’évaluation de l’immobilier commercial et des impôts fonciers, n’est pas du tout surpris par cette perte de valeur nette des propriétés.

Lorsque le gouvernement intervient, les effets se font sentir rapidement sur le marché , dit-il. Il attribue cette situation, entre autres, aux nouvelles taxes foncières provinciales, notamment la taxe sur la spéculation et l'inoccupation, ainsi que la taxe pour les acheteurs étrangers.

C’est injuste pour les personnes qui ont investi la totalité de leurs revenus dans leur maison, pire pour ceux qui ont acheté ces deux ou trois dernières années.

Paul Sullivan, associé principal dans un cabinet d’évaluation de l’immobilier commercial et des impôts fonciers

Vers des logements plus abordables?

David Mansell a acheté sa maison il y a deux ans, à l'apogée de l'engouement pour l'immobilier. Comme il ne prévoit pas vendre sa nouvelle maison dans un avenir rapproché, il n'est pas trop dérangé par le recul de la valeur nette de sa maison et il espère que cela aidera la prochaine génération.

Si cela signifie que le logement sera un peu plus abordable, alors je pense que c'est une bonne chose.

David Mansell, propriétaire de Vancouver

Lutte contre le blanchiment d'argent

Un rapport commandé par le gouvernement provincial de la Colombie-Britannique publié en mai, indique que 5 % de la valeur des achats sur le marché immobilier en 2018 étaient destinés au blanchiment d'argent, contribuant à une hausse d'environ 5 % du prix des logements.

La province a lancé, le 15 mai, une enquête publique sur le blanchiment d’argent.

Colombie-Britannique et Yukon

Immobilier