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  • Archives
  • La rigoureuse formation des combattants du feu

    Pompiers montréalais près d'un camion suite à l'extinction d'un feu. Scène hivernale avec beaucoup de glace.

    La formation des pompiers québécois s'est perfectionnée au fil du temps.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Du 6 au 12 octobre se tient la Semaine de la prévention des incendies. Il y a quelques décennies, les villes et villages du Québec se souciaient peu de la sécurité face aux incendies. Des voix se sont élevées pour que les pompiers reçoivent un apprentissage adapté aux dangers qu'ils affrontent. Retour en archives sur l'évolution de ce métier aussi risqué que nécessaire.

    L’entraînement quasi militaire des futurs pompiers montréalais

    Le 3 novembre 1963, à l’occasion du centenaire du Service d’incendie de Montréal, l’émission Au Feu est diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Le journaliste Raymond Lebrun y présente les conditions d'embauche, l'entraînement et le travail des pompiers.

    Au Feu!, 3 novembre 1963

    Il y a un siècle, une trentaine d’hommes suffisaient pour combattre les incendies. Aujourd'hui, le sapeur-pompier fait partie d’un service à structure paramilitaire dont les conditions d’admission sont strictes.

    Raymond Lebrun, journaliste

    Pour être admis au Centre de formation du Service d’incendie de Montréal, les hommes devaient, entre autres, être âgés de 19 à 25 ans, détenir un certificat d’études de neuvième année, mesurer au moins 5 pieds 7 pouces pieds nus et peser entre 140 et 145 livres.

    Un rapport médical signé par trois médecins était également exigé. Le bilan de santé se devait d’être parfait pour que le candidat soit retenu.

    Sur le nombre d’aspirants qui passent avec succès les examens préliminaires, il n’y a que 65 % des candidats dont le bilan médical permet au médecin d’attester la parfaite condition physique.

    Raymond Lebrun, journaliste

    Les futurs sapeurs-pompiers étaient dans l’obligation de réussir plusieurs tests d’aptitudes physiques.

    Le service d’incendie ne cherche pas des forts à bras, mais des hommes robustes et agiles au jugement sûr.

    Raymond Lebrun, journaliste

    Une fois entrés au Centre de formation du Service d’incendie de Montréal, les futurs pompiers se soumettaient à une discipline militaire durant quatre mois à raison de huit heures par jour.

    Les villes de moindre importance et surtout les villages n’étaient pas tenus d’embaucher des pompiers dûment formés, car aucune loi ne l’exigeait.


    La nécessité d’une loi encadrant les services d’incendie

    Montréal Ce soir, 21 juin 1989

    Le 21 juin 1989 au bulletin Montréal Ce soir, le journaliste François Harvey fait état des demandes du syndicat des pompiers du Québec qui regroupe 2000 membres.

    Dans son reportage, le journaliste indique que les pompiers réclament une loi-cadre qui viendrait réglementer la profession dans la province.

    L’incendie de Saint-Basile-Le-Grand du 23 août 1988 est venu mettre au grand jour le manque d’expérience et de formation des pompiers québécois devant certaines situations particulières. Plusieurs municipalités « prennent à la légère la sécurité incendie ».

    Il y a des municipalités où on a des pompiers permanents et où on s’occupe beaucoup plus d’avoir un camion rutilant que des gens qui savent l’opérer.

    Gilles Raymond, président du syndicat des pompiers du Québec

    Une formation de pointe pour tous les pompiers québécois

    Le 12 novembre 2001, le journaliste Alain Picard présente à Montréal Ce soir un reportage sur l’inauguration de l’École nationale des pompiers du Québec à Laval. La nouvelle institution est vouée à l’enseignement et à la recherche.

    Les pompiers doivent désormais recevoir une formation de pointe afin de mieux se protéger et de mieux secourir la population. C’est ce qu’exige la Loi sur la sécurité incendie adoptée en juin 2000.

    La nouvelle école nationale enverra en région des formateurs.

    Même le pompier bénévole des campagnes retirées doit suivre une formation.

    Alain Picard, journaliste

    En raison des matières inflammables et explosives de plus en plus présentes, la dangerosité et la complexité du métier de pompier se sont accrues de manière considérable.

    Les pompiers sont des gens qui affrontent aujourd’hui des risques qui ne sont pas aussi évidents qu’à l’époque où les maisons étaient en bois.

    Serge Ménard, ministre de la Sécurité publique

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    Société