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Un tiers des commerces de détail de cannabis en Saskatchewan absorbé par de grandes marques

Des plats de métal contenant de la marijuana.
À Saskatoon et à Regina, la moitié des commerces de cannabis portent le logo de la compagnie Prairie Records ou celui de la compagnie Tweed. Photo: Radio-Canada / CBC
Radio-Canada

Sept mois après l'ouverture en Saskatchewan du premier commerce de détail de cannabis récréatif, 10 des 29 magasins ont été vendus à de grandes entreprises ou intégrés à des franchises plus importantes.

C’est ce que révèle une comparaison de la liste initiale des détenteurs de permis de vente de cannabis de la Régie des alcools et des jeux de hasard de la Saskatchewan avec la liste actuelle.

À Saskatoon et à Regina, la moitié des commerces de cannabis portent le logo de la compagnie Prairie Records, appartenant à l’entreprise Westleaf, de Calgary, ou celui de la compagnie Tweed, qui appartient à l’entreprise ontarienne Canopy Growth Corporation.

S’adapter à la consolidation du marché

Le directeur de l’entreprise Aura Cannabis, dont le siège social est à Vancouver, Andrew Gordon, dit ne pas être effrayé par ce regroupement des commerces en Saskatchewan. Il entend quand même résister à cette vague de consolidation.

« Une grande consolidation va d’une certaine manière réduire les choix [offerts aux consommateurs]. On va continuer d'apporter de la valeur à nos produits pour les consommateurs », explique-t-il.

La propriétaire de la boutique Living Sky Cannabis de Saskatoon, Cierra Sieben-Chuback, abonde dans le même sens.

« On ne s’inquiète pas de ce que font les autres magasins. L’important est de fournir de très bons produits et un excellent service à nos clients », affirme-t-elle.

Le propriétaire de la boutique Pot Shack, Geoff Conn, s’inquiète davantage de la rigidité de la réglementation entourant la vente au détail du cannabis.

Il souhaite un assouplissement de l'exigence d’avoir une pièce d’identité pour acheter de la marijuana.

Il espère qu’une modification de la loi l’autoriserait à vendre du cannabis sans demander de pièce d’identité lorsque l’acheteur a visiblement plus de 19 ans.

M. Conn illustre son propos par un exemple : « Si votre grand-père n'a pas une pièce d’identité valide, il ne peut pas entrer dans la boutique. »

Avec les informations de Guy Quenneville, CBC News

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