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Un obstacle de moins pour une aire protégée dans la réserve de Matane

Les monts Chic-Chocs du côté de la réserve faunique de Matane
Les monts Chic-Chocs du côté de la réserve faunique de Matane Photo: courtoisie Louis Fradette
Michel-Félix Tremblay

L'abandon des permis d'exploration pétrolière et gazière par Pieridae Energy pourrait faire débloquer le projet d'aire protégée des monts Chic-Chocs, tabletté à Québec depuis 2013.

La compagnie albertaine a demandé, en avril, au gouvernement du Québec, l'autorisation d'abandonner 48 permis, dont ceux qui couvrent la réserve faunique de Matane et qui bordent parc national de la Gaspésie (en rouge sur la carte).

En rouge, les territoires que veut abandonner Pieridae Energy et en vert, ceux qui seront conservés. En rouge, les territoires que veut abandonner Pieridae Energy et en vert, ceux qui seront conservés. Photo : Radio-Canada

Le Conseil régional de l'environnement (CRE) du Bas-Saint-Laurent a maintenant l'intention d'intervenir dans les hautes sphères du gouvernement pour que ces permis ne soient pas remis sur le marché, surtout qui touchent le pourtour du parc national de la Gaspésie, afin de protéger le caribou.

Selon l'organisme qui chapeaute sept projets d'aires protégées, la présence de tels permis constituait un obstacle important au projet.

Il faut se donner le temps de circonscrire toutes les zones qui devraient être protégées avant de remettre ces permis-là en circulation, si jamais le gouvernement veut les remettre en circulation.

Patrick Morin, directeur adjoint, Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent

Le projet des monts Chic-Chocs vise à protéger environ 200 kilomètres carrés à l'est de la réserve faunique de Matane, tout juste à la frontière du parc national de la Gaspésie.

Le secteur visé par le projet d'aire protégée des monts Chic-Chocs.Le secteur visé par le projet d'aire protégée des monts Chic-Chocs Photo : Radio-Canada

Il s'agit d'un secteur fréquenté par les caribous et certaines espèces d'oiseaux rares, comme les aigles royaux.

L'idée a germé dans la tête de quelques citoyens de la Matanie il y a 12 ans déjà.

Le porte-parole du groupe pense lui aussi que la présence de ces permis explique pourquoi le projet stagne depuis six ans. Officiellement, le projet est étudié par le gouvernement depuis 2013.

C'est une contrainte majeure, les droits pétroliers. En se retirant, ça ouvre une porte.

Louis Fradette, porte-parole, Comité de protection des monts Chic-Chocs

Aucune décision n'est prise à Québec

Par écrit, le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles a mentionné à Radio-Canada que le gouvernement devra se positionner sur ses intentions d'émettre ou non de nouvelles licences d'exploration.

Il a été impossible d'obtenir les commentaires du ministre, Jonatan Julien. Si le gouvernement Legault décide de remettre ces permis en circulation, ceux-ci seront mis aux enchères.

Un sommet des monts Chic-Chocs.Un sommet des monts Chic-Chocs Photo : courtoisie Louis Fradette

Projet d'aire protégée de Causapscal : encore des permis d'exploration

Par ailleurs, le CRE du Bas-Saint-Laurent entend convaincre Pieridae Energy d'abandonner aussi ses titres sur une partie du site Matapédia, à l'est de Causapscal.

L'un des sept projets d'aires protégées, celui de la rivière Causapscal, est toujours couvert par les permis d'exploration qu'entend conserver l'entreprise.

On va leur demander d'abandonner la section qui est dans le territoire de l'aire protégée afin de pouvoir permettre sa conservation.

Patrick Morin, directeur adjoint, Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent

Rappelons que Pieridae entend conserver des titres dans trois secteurs : Matapédia, Bourque et Gaspé.

Bas-Saint-Laurent

Protection des écosystèmes