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La production d'aluminium n'a pas ralenti à Sept-Îles malgré les tarifs américains

Entrée de l'aluminerie Alouette de Sept-Îles

L'entrée de l'aluminerie Alouette de Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / katy larouche

Radio-Canada

Les tarifs américains sur l'aluminium canadien ont réduit les bénéfices des entreprises, mais n'ont pas ralenti la production ou nui à l'emploi dans ce secteur, selon le PDG de l'Aluminerie Alouette, Patrice L'Huillier, en marge de la visite du premier ministre Justin Trudeau à Sept-Îles.

La fin des tarifs sur l’aluminium et l’acier a occupé une place très importante dans la visite de Justin Trudeau à Sept-Îles mardi.

Justin Trudeau s'adresse aux employés de l'Aluminerie Alouette

Justin Trudeau s'est adressé aux employés de l'Aluminerie Alouette

Photo : Radio-Canada / Laurence Royer

C’est vraiment une grosse nouvelle très positive sachant que l’on exporte à peu près 90% de notre production vers les États-Unis, c’est notre marché principal, précise Patrice L'Huillier. D’un point de vue logistique, ce sont nos voisins. À cause des taxes, depuis à peu près 12 mois, on envoyait un peu plus vers l’Europe, vers d’autres marchés, ce qui n’était pas forcément l’idéal d’un point de vue de coût de transport.

Cette réduction des coûts de transport sera favorable pour les finances de l’entreprise.

Maintenant avec un maximum d’exportation vers les États-Unis, ça veut dire moins de coûts de transports et plus de rentabilité, souligne Patrice L’Huillier. Et plus de rentabilité pour l’Aluminerie Alouette ça veut dire plus d’investissements et ça veut dire préparer le futur et pérenniser l’usine.

Aluminerie Alouette à Sept-Îles

L'aluminerie Alouette à Sept-Îles

Photo : Evelyne Côté

Le PDG d'Alouette estime toutefois que le litige commercial avec les États-Unis a poussé l'industrie à résister à un afflux de métaux chinois, contrôler le flux de métal et surtout connaître la provenance du métal.

Selon M. L'Huillier, les tarifs américains « ont mis beaucoup de pression dans le système ». L'industrie nord-américaine a alors mis en place un processus de suivi plus formel, avec beaucoup plus d'informations sur la provenance, selon le dirigeant. Les Américains sauront maintenant que tel aluminium provient bel et bien de Sept-Îles, par exemple.

Le PDG de l'aluminerie de Sept-Îles a rappelé que la Chine produisait plus de la moitié de tout l'aluminium dans le monde et que chaque année, ce pays ajoutait entre deux et trois millions de tonnes de capacité. Or, des métaux chinois, notamment de l'aluminium, se retrouvent illégalement sur les marchés, ce qui fait mal à l'industrie nord-américaine, selon Patrice L'Huillier.

Maintenant avec la levée des taxes, on va pouvoir se concentrer sur le vrai problème, le vrai problème c’est la surproduction d’aluminium chinois.

Patrice L'Huillier, PDG de l'aluminerie Alouette de Sept-Îles

La Chine a produit près de 36 millions de tonnes d'aluminium l'année dernière.

Avec des étoiles dorées sur fond rouge.

Le drapeau chinois.

Photo : iStock

Le Canada en produit environ trois millions de tonnes, dont 600 000 tonnes à Sept-Îles.

Selon Patrice L’Huillier, c’est plus à long terme que les tarifs de 10% imposés par les Américains sur l’aluminium canadien auraient pu entraîner des pertes d’emploi au Québec.

La chance et la force de l’Aluminium au Québec c’est d’être extrêmement compétitif grâce à des prix de l’énergie et grâce à l’énergie qui est abondante et qui est bon marché… mais c’est vrai que sur le long terme il y aurait eu clairement un impact.

Patrice L'Huillier, PDG de l'aluminerie Alouette de Sept-Îles

Phase 3 d’Alouette à Sept-Îles

La surproduction chinoise n’est pas le seul facteur qui fait hésiter la direction d’Alouette à lancer les travaux en vue de la construction de la phase 3 de l’aluminerie de Sept-Îles.

On a aussi des stocks qui sont restés très hauts après la crise de 2009, il y a à peu près encore 6 millions de stocks d’aluminium dans le monde, indique Patrice L’Huillier. Ce stock il baisse tout doucement, il baisse d’à peu près un million de tonnes chaque année. 

Le prix de l’aluminium est aussi un autre facteur.

Le prix de l’aluminium n’est pas catastrophique, on a connu des prix de l’aluminium qui étaient très bas, il est à 1 800 $ la tonne, mais à ce niveau-là, phase 3, c’est beaucoup trop tôt pour prendre une décision sur la phase 3, tranche Patrice L’Huillier.

Patrice L'Huillier, président et chef de la direction d'Alouette accorde une entrevue à Radio-Canada.

Patrice L'Huillier, président et chef de la direction d'Alouette.

Photo : Radio-Canada / Alex Lévesque

Selon les prévisions de prix, le prix devrait être meilleur dans les prochaines années, remarque le PDG d’Alouette.

La porte n’est pas fermée, mais pas de décision encore [pour la phase 3], c’est un peu trop tôt.

Patrice L'Huillier, PDG de l'aluminerie Alouette de Sept-Îles

Patrice L’Huillier souligne également que lui et ses employés sont très fiers que le premier ministre Trudeau ait choisi l’Aluminerie Alouette comme seul endroit où il viendrait souligner la levée des tarifs américains sur l’aluminium.

Justin Trudeau avec des employés de l'Aluminerie Alouette

Justin Trudeau a remercié les travailleurs « d'avoir tenu bon ».

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Avec les informations de La Presse canadienne

Côte-Nord

Métaux et minerais