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Le ministre Roberge déplore la rigidité de la Commission scolaire English-Montréal

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge condamne « avec force l'entêtement de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) », qui refuse de transférer en septembre trois de ses écoles à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI), a fait valoir ce matin son attaché de presse.

Le ministre Roberge voudrait transférer les écoles primaires Général Vanier et Gerald McShane et l’école secondaire John Paul I Junior de la CSEM à la CSPI.

Cette dernière manque cruellement d’espace, notamment en raison de l’arrivée de nombreux immigrants et du plus grand nombre de ses écoles maintenant jugées défavorisées, ce qui entraîne pour chacune la diminution des ratios élèves/enseignant et donc un besoin d’un plus grand nombre de classes.

Selon une porte-parole de la CSPI, au primaire seulement, il manque 156 locaux en prévision de la prochaine rentrée, sans compter les classes nécessaires pour les maternelles 4 ans. Cela porterait le total à 208 classes en 2022.

Or, huit des 12 commissaires de la CSEM ont plutôt opté pour le déménagement des élèves du centre d'éducation aux adultes Galileo vers deux autres de leurs écoles, afin de le laisser vacant pour la CSPI, lors d'un vote tenu mardi soir.

Les commissaires devant tables et ordinateurs

Les commissaires ont voté mardi en faveur du déménagement des élèves du centre d'éducation aux adultes Galileo vers deux autres de leurs écoles afin de le laisser vacant pour la CSPI.

Photo : Radio-Canada

Le ministre Roberge a déjà rejeté cette idée. « Notre position n’a pas changé. Nous considérons toujours que le transfert de l’école Galileo et le déplacement des élèves hautement vulnérables qui fréquentent cette école ne sont pas une solution convenable pour répondre aux besoins de locaux de la CSPI », a déclaré son attaché de presse.

Il a ajouté : « En conséquence, le processus de transfert d’écoles enclenché par le ministre se poursuit. EMSB a jusqu’au 10 juin pour nous faire parvenir ses commentaires ou propositions alternatives ».

Selon le porte-parole du ministre, il n’est pas trop tard pour la négociation. Il estime qu’une « entente convenable entre les deux commissions scolaires rendrait inutile une intervention du ministre ».

Un vieux débat

En mission aux États-Unis, le premier ministre François Legault a semblé déterminé à vouloir régler ce dossier litigieux.

« À court terme, une des solutions possibles c’est le transfert de certains édifices de la commission scolaire anglophone vers la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, mais on va regarder d’autres solutions. C’est inacceptable. Il faut que pour les enfants, lors de la prochaine rentrée à l’école, il y ait des classes », a-t-il affirmé.

Selon lui, cet enjeu n’est pas nouveau. « C’est un vieux débat. Quand j’ai été pendant trois ans ministre de l’Éducation, cela m’est arrivé effectivement de demander que des bâtiments soient transférés d’une commission scolaire à l’autre. Ce n’est jamais simple parce que les bâtiments sont comme donnés aux commissions scolaires. Quand elles ne les utilisent pas, parfois elles les louent pour d’autres activités. C’est une source de revenus. Donc, il faut s’assurer qu’il y ait une bonne compensation. C’est ce qu’on va faire », a-t-il promis.

François Legault a blâmé le gouvernement Couillard pour son inaction dans ce dossier en particulier. « C’est inacceptable, la situation. Je ne peux pas croire qu’on n’a pas été capable de planifier les besoins de locaux dans l’est de Montréal, que l’ancien gouvernement n’a pas été capable de prévoir ce manque de locaux », a-t-il déclaré.

Écouter les parents

Du côté de la CSEM, la présidente Angela Mancini a déploré que les commissaires restent campés sur leurs positions et espère s’entendre avec le ministre.

« Je demande au ministre d'écouter nos parents, parce que notre conseil est vraiment hors track pour le moment. [Nos parents] sont prêts à ouvrir la porte [de nos écoles] aux élèves francophones », a expliqué Mme Mancini à la suite de la réunion de mardi soir.

Elle a ajouté qu'elle aimerait avoir un plan prévoyant que les écoles de la CSEM lui soient retournées une fois que la CSPI aura construit de nouvelles écoles ou qu'elle aura trouvé des solutions pour accueillir ses élèves.

Jean-François Roberge a donné jusqu’au 10 juin à la CSEM pour lui répondre, sans quoi il pourrait ordonner le transfert.

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