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Des routes en meilleur état qu'il y a quatre ans à Montréal

Un nid-de-poule à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Radio-Canada

La proportion de grandes artères dont la chaussée est en bon état à Montréal a doublé depuis 2015, passant de 21 % à 41 %. Néanmoins, la métropole compte encore 40 % d'artères dont la chaussée est en mauvais ou très mauvais état. La Ville reconnaît qu'il reste beaucoup à faire.

« En sachant que de plus en plus de rues sont en excellent état, ça me donne le goût de continuer d’investir davantage. Dans notre budget, il y a une large part qui est dédiée à la réparation et à l’aménagement des rues », a indiqué la mairesse de Montréal Valérie Plante.

« La Ville a même commencé à rattraper son retard. C’est inimaginable la quantité de kilomètres qu’on fait présentement, si on compare aux années 2000 », a expliqué Sylvain Ouellet, responsable des infrastructures du réseau routier au comité exécutif de la Ville de Montréal, en entrevue à l'émission Le 15-18.

Certains automobilistes ne sont pas de cet avis.

« Ça ne s’améliore pas du tout. Je suis sur la route tous les jours, c’est effrayant. Il n’y a aucune amélioration du tout », a affirmé un conducteur interrogé à bord de son véhicule.

« C’est une de raisons qui m’ont poussé à acheter un pick-up », a indiqué un autre automobiliste qui se plaint des nids de poule de la métropole.

« Il [réseau routier] a été négligé pendant longtemps, a dit une conductrice. Il faut vivre avec les conséquences. Je pense qu’ils font leur possible pour améliorer ça. »

Il y a tellement de camionnage. Les camions sont obligés de prendre les artères importantes comme Papineau, Saint-Denis et Christophe-Colomb […] L’asphalte s’est vraiment détérioré.

Yves Desautels, chroniqueur à la circulation, Ici Radio-Canada Première

« Au lieu de faire du préventif, on est toujours en train de dépenser quatre, cinq fois plus pour faire du curatif bien après la date nécessaire à laquelle il aurait fallu intervenir », a expliqué Gabriel J. Assaf, professeur à l'École de technologie supérieure.

Il y a eu un laisser-aller collectif, reconnaît Sylvain Ouellet. Plusieurs administrations successives « n’ont pas investi au rythme normal », a-t-il ajouté.

Cela a causé la dégradation de la chaussée de nombreuses rues et des réseaux d’égout et d’aqueduc.

Le budget alloué à la réfection de l’ensemble du réseau routier sera de 360 millions de dollars en 2019. La Ville estime qu’il faudra encore 10 ans pour le remettre à niveau.

D'après le reportage de Valérie-Micaela Bain

Réseau routier

Société