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Les apiculteurs de la région durement touchés par la mortalité des abeilles

Des abeilles dans une ruche
Les pesticides et les maladies ont certes contribué au taux de mortalité élevé des abeilles, mais il semble que la météo soit la principale coupable. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La mortalité des abeilles donne un dur coup aux apiculteurs de la région.

Si certains s'en sortent plutôt bien, d'autres ont perdu près du tiers de leurs ruches.

Les pesticides et les maladies ont certes contribué au taux de mortalité élevé des abeilles, mais il semble que la météo soit la principale coupable.

On a trois fois plus de pertes cette année que les années passées.

Raphaël Vacher, Les Miels Raphaël

Pour les abeilles de l'apiculteur d’Alma, l’hiver a été dur. Raphaël Vacher a perdu environ le tiers de ses 1500 ruches.

Depuis des années, on parle des problèmes de survie des abeilles, qui souffrent de l'utilisation des pesticides, de l'expansion des monocultures et de l'introduction de certains parasites dans les ruches. Mais cette année, le scénario est différent.

Cette année, c'est le printemps tardif et très froid qu'on a. Les abeilles, après un hiver comme on a eu, étaient quand même en forme, mais là, les dernières semaines ont vraiment fait mal, expose-t-il.

Après la saison froide, particulièrement lorsque l’hiver a été rigoureux, les abeilles ont besoin de refaire leurs forces en butinant le nectar des fleurs.

Or, les fleurs tardent à apparaître dans les champs et sur les parterres cette année. La preuve en est qu’un autre apiculteur situé à quelques kilomètres à peine, mais qui garde ses ruches à l'intérieur l'hiver, a connu un taux de mortalité beaucoup plus faible, autour de 10 %.

Les temps sont durs pour les abeilles, mais le fondateur des Miels du Ruisseau, Patrick Fortier, croit cependant que le froid présente un avantage: il empêche le développement de grandes monocultures céréalières comme le maïs, en région. Celles-ci restreignent le nombre de fleurs disponibles pour les abeilles. L'industrie laitière, qui favorise la présence de champs aux fleurs abondantes, est un avantage certain au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il y a du bon et du pas bon d'avoir une talle de bois [la réserve faunique des Laurentides] qui nous sépare. Ç’a du bon d'avoir un peu de fraîcheur quelquefois, note Patrick Fortier.

Les abeilles pourront entreprendre leur travail de pollinisation dans les prochains jours pour la camerise. La semaine prochaine, elles seront à l’oeuvre pour le bleuet, avec au moins une semaine de retard par rapport à l'an dernier, une saison qui n'avait pas été non plus très favorable à ce chapitre.

D'après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Agriculture