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Inondations : plus de 300 personnes à la 1re rencontre avec la Sécurité publique à Gatineau

Des centaines de personnes assises dans un gymnase.
Environ 300 personnes ont assisté à la première rencontre avec le ministère de la Sécurité publique au Centre sportif de Gatineau. Photo: Radio-Canada / Nathalie Tremblay
Radio-Canada

Les sinistrés de Gatineau ont pu en apprendre davantage sur les nouvelles modalités du Programme général d'indemnisation et d'aide financière lors de sinistres réels ou imminents, mardi soir, lors de la première de deux rencontres organisées par le ministère de la Sécurité publique (MSP) du Québec. Environ 300 personnes ont pris part à la rencontre au Centre sportif.

Le gouvernement provincial élimine certaines des pièces justificatives demandées, comme l'avait promis le premier ministre François Legault l'automne dernier, à la suite des tornades qui avaient frappé Ottawa et l'Outaouais.

Notamment, les sinistrés n'ont plus besoin de fournir une pièce justificative afin d'obtenir un remboursement maximal de 5000 $ pour des « mesures préventives temporaires ».

Québec modifie également certaines des indemnités offertes aux sinistrés des inondations. Par exemple, lors de la saison des crues de 2017, aucune somme n'était prévue pour les mesures d'atténuation des dommages à certains équipements.

En vertu des nouvelles modalités, Québec pourrait offrir une « aide financière égale à 90 % des frais raisonnables engagés pour » certaines mesures préventives, comme l'achat d'une pompe de puisard ou le déplacement d'une fournaise au-dessus du seuil d'inondation.

Pas assez de détails sur les déménagements, déplorent certains

Dans un document remis aux personnes présentes, le MSP a rappelé que si la somme des montants versés au fil des années pour la résidence est égale ou supérieure à 50 % du coût neuf ou 100 000 $, une aide financière pourra être accordée pour l'allocation de départ, le déplacement ou l'immunisation de la résidence.

Or, des sinistrés interrogés par Radio-Canada à l'issue de la rencontre ont indiqué qu'ils auraient aimé que les représentants du ministère abordent de vive voix la question des indemnités offertes à ceux qui veulent se prévaloir de cette option.

C'est le cas de Louise David, qui habite la rue René. S'ils m'offrent 100 000 $, ils veulent rire de moi, j'ai un duplex. Mais s'ils m'offrent 250 000 $ : "Donne-moi mon chèque, puis bye bye", a-t-elle lancé.

Louise Duplessis, une sinistrée du boulevard Hurtubise, a déploré devoir tout recommencer à zéro. Sa maison avait été touchée par les inondations de 2017 et ce dossier n'est pas encore réglé. Elle souhaite une offre du gouvernement pour démolir et quitter les zones inondables.

Pour sa part, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a affirmé qu'il était satisfait du fait que la rencontre ait eu lieu rapidement. Il a souligné que le processus d'indemnisation devrait « en théorie » être plus rapide cette fois-ci, comme promis par le premier ministre Legault.

Le premier magistrat de la ville a toutefois répété qu'il faudra des années pour déterminer l'avenir des quartiers sinistrés et trouver des solutions à long terme.

Pour sa part, le député de Chapleau à l'Assemblée nationale a assuré que son gouvernement réglera les dossiers des sinistrés de 2019 plus rapidement qu'il y a deux ans.

Mathieu Lévesque, qui était présent à cette première rencontre du MSP, a mentionné que l'ensemble des intervenants gouvernementaux affectés aux inondations sont déjà à pied d'oeuvre.

Le député a par ailleurs indiqué que même s'il croit que 4 journées de rencontres individuelles seront suffisantes pour traiter les dossiers des 2000 sinistrés gatinois, il n'écarte pas que d'autres rencontres soient ajoutées.

Quant aux dossiers de 2017 toujours actifs, il dit avoir bon espoir de trouver une solution.

À l’étude pour les dossiers de 2017, il y a une réflexion quant à traiter autant 2017 que 2019, c’est dans la discussion, c’est sur la table et c’est une possibilité, a ajouté le député Lévesque.

Des rencontres individuelles

Malgré la présence de centaines de personnes lors de la rencontre, aucune question n'a été posée en public.

Les représentants du MSP ont invité les sinistrés à s'inscrire à des rencontres individuelles. Ces dernières auront lieu à l'aréna Campeau mercredi, jeudi et vendredi.

Une autre séance d'information est également prévue au Centre sportif de Gatineau pour mercredi soir, à 19 h.

Enregistrements interdits

Au début de la séance d'information, mardi soir, l'animatrice de la rencontre a indiqué que « toutes reproductions vidéo ou audio sont interdites », ce qui a irrité certains sinistrés.

L'un d'eux a fait valoir que certains conjoints étaient à la maison en train de pomper l'eau et qu'ils souhaitaient donc enregistrer les informations pour eux.

Le ministère de la Sécurité publique a également interdit aux médias de capter des images de la rencontre, « par respect envers les sinistrés ».

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles