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Réorganisation à la Ville de Québec : « Ça ne fonctionne pas », clame l’opposition

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin.

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Olivier Lemieux

Québec 21 demande à l'administration Labeaume de faire marche arrière avant qu'il ne soit trop tard. La réorganisation administrative annoncée en 2017 serait un échec et les citoyens en subiraient les contrecoups.

Le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Jean-François Gosselin, assure avoir « donné la chance au coureur », mais il se rend à l’évidence.

« Si rien n’est fait, nous allons directement dans le mur », a-t-il prévenu lors du conseil municipal de mardi soir.

Jean-François Gosselin affirme recevoir de nombreux courriels pour dénoncer des « ratés importants » liés aux changements initiés par la Ville.

Selon lui, le regroupement de certaines divisions et la centralisation des prises de décisions affectent les services aux citoyens.

« Le nettoyage des rues au nord de Charlesbourg est effectué par des gens de l’arrondissement de Sainte-Foy, a-t-il déploré en citant un témoignage qu’on lui avait acheminé. Est-ce que c’est ça gagner en efficacité? »

Jean-François Gosselin croit que la Ville est en train de créer un monstre administratif déconnecté des besoins des citoyens.

« Une citoyenne a eu besoin de parler à sept personnes différentes pour réserver une salle communautaire », s’est-il indigné.

Une réforme « pour le citoyen »

« Je pense qu’on agit pour le citoyen », a répliqué la conseillère Suzanne Verreault, élue dans le district de Limoilou.

Selon elle, si certains processus doivent encore être améliorés, ils le seront.

La conseillère municipale Suzanne Verreault

La conseillère municipale Suzanne Verreault

Photo : Radio-Canada / Marc-André Turgeon

L’opposition doit cependant donner « le temps aux employés de s’adapter ».

Une opinion partagée par sa collègue Michelle Morin-Doyle, qui a plaidé que le déneigement se faisait maintenant plus rapidement dans son district de Louis-XIV.

« On avait de la difficulté avec les délais », a-t-elle admis. Or, un meilleur partage des équipements entre les arrondissements permettrait maintenant d’intervenir plus rapidement.

Michelle Morin-Doyle accuse Québec 21 de faire de la démagogie.

Même si la prise de décision est centralisée, les services dans les arrondissements demeurent, selon elle.

« Ce n’est pas parce que le siège social d’Hydro-Québec est à Montréal qu’il n’y a pas de service à Chibougamau! », a-t-elle ironisé.

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