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L’argent ne fait pas le bonheur, mais le temps, oui

Une femme portant des lunettes de soleil et une robe marche dans la rue en regardant son cellulaire alors qu'elle porte un gobelet de café dans l'autre main.
Être sans cesse occupé serait devenu un symbole de statut social. Photo: Radio-Canada / Ben Nelms
Radio-Canada

Une professeure de psychologie sociale à l'Université de Harvard, Ashley Whillans, estime que le manque de temps en Amérique du Nord est une forme de pauvreté et offre cinq conseils pour y remédier.

Selon la chercheuse, 80 % des Américains adultes qui ont un travail considèrent qu’ils souffrent de ce qu'elle appelle la pauvreté en temps, qu’elle définit comme le sentiment d’être dépassé par les exigences de la vie familiale et professionnelle.

Le manque de temps est plus un ressenti qu’une réalité.

Ashley Whillans, professeure de psychologie sociale

La pauvreté en temps touche toute personne, quels que soient son revenu, son genre ou sa situation familiale, a-t-elle récemment expliqué durant un atelier à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), même si l'effet est plus grand sur les personnes à faible revenu qui occupent plusieurs emplois.

La pauvreté en temps a aussi des conséquences sur la santé, selon la professeure, parce qu’elle sert d’excuse pour ne pas faire d’exercice, préparer des plats équilibrés ou passer du temps avec des proches.

Diplômée de l’UBC en 2017, Ashley Whillans étudie la manière dont les Nord-Américains négocient l’équilibre entre leur temps et leur argent ainsi que la portée de leurs décisions sur leur niveau de bonheur.

Ses recherches lui ont permis de déterminer cinq trucs faciles pour être plus riche en temps.

1. Faire passer le temps avant l’argent

Ashley Whillans recommande, par exemple, de réserver un vol direct si cela permet de gagner plusieurs heures d’attente à l’aéroport ou de vivre plus près de son lieu de travail, même si cela revient plus cher, pour gagner du temps de transport.

2. Sous-traiter les tâches ingrates

La professeure de l'Université de Harvard se base notamment sur une étude sur le bonheur qu'elle a menée avec Elizabeth Dunn, professeure de psychologie à l’UBC, qui a montré que tout le monde peut s’acheter du temps sans se ruiner, par exemple en dépensant 10 $ de plus pour la livraison de l'épicerie à domicile.

La jeune femme sourit.Ashley Whillans a consacré une partie de ses études au bonheur. Photo : Evgenia Eliseeva

3. Demander plus de temps pour accomplir une tâche

Ashley Whillans recommande de garder le contrôle sur son temps en refusant de rendre certains services ou d'accepter certaines tâches. Toutefois, les femmes sont désavantagées. Elles auraient une plus grande difficulté que les hommes à dire non. La chercheuse conseille d’utiliser des contraintes extérieures comme excuse. On peut par exemple expliquer que son budget n’est pas suffisant ou que l’on manque d’énergie.

4. Passer moins de temps sur les réseaux sociaux

Les appareils électroniques occupent l’attention en permanence et peuvent mener à la perte d'un temps précieux dans une journée.

5. Ne plus être jaloux des gens qui sont toujours occupés

Ashley Whillans estime que les Nord-Américains sont obsédés par le besoin de toujours avoir quelque chose à faire. C'est devenu un symbole de statut social. Or, selon la professeure en psychologie, c’est le symptôme des pays les moins égalitaires. Elle recommande de prendre le temps d’apprécier un repas, par exemple, ou de prendre l'intégralité des jours de congé offert par l’employeur.

Avec les informations de Maryse Zeilder, CBC News

Psychologie

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