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Une étude sur l'exposition à des contaminants dans la vallée de la rivière de la Paix

Deux mains de femme sur le ventre d'une femme enceinte couchée sur le dos.

Les chercheurs de l'Université de Montréal espèrent mener leur étude auprès de 100 femmes vivant dans la vallée de la rivière de la Paix.

Photo : Getty Images / Mme Emil

Mugoli Samba

Des chercheurs de l'Université de Montréal mènent une étude pour déterminer si le taux d'exposition à certains contaminants est plus élevé dans la vallée de la rivière de la Paix, au nord de la Colombie-Britannique, qu'ailleurs au pays. Pour ce faire, ils étudieront 100 femmes enceintes tout l'été.

Une étude pilote menée auprès de 29 femmes enceintes de la région en 2016 avait détecté des taux de 1,5 à 16 fois plus élevés de manganèse, de baryum, d’aluminium et de strontium que ceux de la moyenne canadienne.

Rectificatif : Une version précédente de ce texte disait que des taux de 3 à 6 fois plus élevés que la moyenne canadienne avaient été détectés.

On sait que certains contaminants peuvent passer à travers le placenta, puis que le fœtus en développement est particulièrement vulnérable à des expositions à certains contaminants environnementaux, explique Elyse Caron-Beaudoin, stagiaire postdoctorale à la tête de l’étude.

Donc c’est d’autant plus important de travailler avec les femmes enceintes parce que si, ultimement, on protège les femmes enceintes, on va protéger à peu près tout le monde dans la population, ajoute-t-elle.

Ailleurs sur le web :

La présence élevée de métaux tels que le manganèse est liée à des risques de réduction de poids à la naissance, de malformations congénitales, de fausse couche et de développement neurologique altéré, selon des sources citées par l’étude.

Elyse Caron-Beaudoin récoltera des échantillons d’urine, de cheveux, d’eau du robinet et d’air intérieur auprès de 100 femmes jusqu’en septembre.

Des pistes environnementales

Plusieurs études démontrent que l'eau et les terres près d’aires d’exploitation de gaz naturels contiennent un taux plus élevé de contaminants. La vallée de la rivière de la Paix en abrite plusieurs.

Les niveaux d’exposition semblent être plus élevés dans la région ici, contrairement au reste du Canada, souligne Elyse Caron-Beaudoin.

Et ça, ce sont déjà des résultats qui sont uniques. Il n'y a pas d’étude de biosurveillance dans ce contexte-là qui a été effectuée en Amérique du Nord, à notre connaissance.

Colombie-Britannique et Yukon

Environnement