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La présence de vieilles traverses de chemin de fer inquiète à Larouche

D’anciennes traverses de chemin de fer entreposées le long de la voie ferrée entre Jonquière et Larouche, suscitent des craintes en ce qui a trait à la contamination possible des cours d’eau. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

D'anciennes traverses de chemin de fer entreposées le long de la voie ferrée entre Jonquière et Larouche suscitent des craintes en ce qui a trait à la contamination possible des cours d'eau.

Environ 3000 morceaux de bois traité jonchent le chemin de fer depuis l'automne dernier.

Le maire de Larouche, Réjean Bédard, a aperçu ces amoncellements la semaine dernière. Les débris ont été laissées là par le Canadien National (CN).

On vient de les découvrir ce printemps, à la fonte des neiges. On a une certaine préoccupation, car ils ont été traités avec des produits toxiques et ça passe en bordure d'une rivière.

Réjean Bédard, maire de Larouche

Ces pièces de bois sont traitées avec des produits chimiques afin de prolonger leur durée de vie.

Du vieux bois près d'une voie ferrée. Le CN a précisé que le matériel ferroviaire sera retiré d'ici à la fin du mois de mai. Photo : Radio-Canada

Des règles encadrent habituellement l'utilisation du bois traité sur les voies ferrées, note Patrick Faubert de la Chaire en écoconseil de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Selon la Loi, le bois entreposé et traité pour être protégé comme ça doit être à une distance d'au moins 50 mètres du cours d'eau le plus proche. Si la pluie tombe sur le bois et que les contaminants sont lessivés par la pluie, ces contaminants peuvent se retrouver dans l'environnement, résume l’expert.

Le maire Bédard est inquiet.

À ce niveau-là, c'est un ruisseau, mais il se jette avec d'autres ruisseaux dans la rivière Dorval, qui elle se jette dans le Saguenay, explique le premier magistrat.

Il demande à la compagnie d'agir le plus rapidement possible.

Habituellement, ils le ramassent après. Ça leur appartient. D'ailleurs, on n'a pas le droit de les ramasser nous-même, poursuit Réjean Bédard.

Le CN a précisé que le matériel ferroviaire sera retiré d'ici à la fin du mois de mai.

D’après le reportage de Catherine Dib

Saguenay–Lac-St-Jean

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