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Dénoncé 30 ans après avoir fait des attouchements dans un camp de vacances

Les deux hommes se dirigent vers la salle d'audience

Michel Goulet en compagnie de son avocat, Me Jean Beaupré

Photo : Radio-Canada

Yannick Bergeron

Deux hommes dans la quarantaine, l'un médecin, l'autre intervenant à la DPJ, ont témoigné mardi des conséquences laissées par des attouchements dont ils ont été victimes il y a 37 ans.

L'auteur de ces gestes, Michel Goulet, était moniteur dans un camp de vacances de la région de Portneuf au début des années 80.

Âgé à l'époque de 18 ans, le résident de Québec a profité de séjour de camping pour faire des attouchements aux garçons âgés de 9 et 10 ans.

Le médecin a tenu à témoigner des conséquences « pernicieuses et sournoises », des gestes posés par Goulet qui lui a flatté le ventre et les cuisses.

Sentiments de culpabilité

Si de l'extérieur, il a une belle famille, un couple heureux et une carrière fructueuse, il est habité par des sentiments de culpabilité.

Après avoir été victime, il avait à l'époque reproduit les gestes qu'il a subis sur un autre enfant vulnérable du groupe.

« Encore aujourd'hui, j'ai un fort sentiment de culpabilité », a témoigné avec émotion le médecin.

Il dit aussi être insécure lorsque des enfants veulent entrer en interaction avec lui.

En contradiction

L'autre victime, intervenant à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), a senti le besoin de dénoncer Goulet il y a six ans.

Alors qu'il travaillait à aider des enfants victimes, il s'est senti en contradiction avec son travail.

Je laissais aller quelqu'un qui avait fait ça, mais envers moi-même

Victime de Michel Goulet

Il a donc porté plainte à la police, mais le dossier n'a été judiciarisé que lorsqu'une autre victime s'est manifestée, soit le médecin.

Michel Goulet, qui est technicien en informatique, espère être condamné à des travaux communautaires.

La poursuite réclame une peine de détention de 12 mois à purger dans la collectivité.

Comme il s'agit de crimes d'époque, l'homme de 55 ans pourra bénéficier d'une peine plus clémente.

Le Code criminel prévoit maintenant des peines de prison fermes pour des gestes semblables.

Le juge rendra sa décision au mois de juillet.

Québec

Justice et faits divers