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Les évacués de Kashechewan à Timmins et à Cochrane, en Ontario, rentrent chez eux

Des gens sur le tarmac qui montent à bord d’un avion.
Un premier groupe de 37 personnes rentrent à Kashechewan ce matin, depuis l’aéroport de Timmins. Trois autres vols, dont deux à Cochrane, sont prévus pour ce mercredi. Photo: Radio-Canada / Jimmy Chabot
Jean-Loup Doudard

Le retour à la maison est amorcé pour les membres de la Première Nation de Kashechewan, sur la côte ouest de la baie James. Quatre vols doivent partir de Timmins et de Cochrane mercredi.

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts a levé lundi l’avis d’inondation qui pesait sur la communauté depuis plusieurs semaines.

Des morceaux de glace grimpent le long d'une digue.Des morceaux de glace grimpent le long de la digue qui sert à protéger la collectivité. Photo : CBC / Erik White

La communauté au complet a été évacuée par précaution à la mi-avril, au cas où la rivière Albany aurait débordé par-dessus la digue.

Beaucoup de gens ont hâte de rentrer chez eux pour partir à neuf.

Leo Friday, chef de la communauté de Kashechewan

Les membres du conseil de bande et le personnel administratif comptent parmi les premiers à rentrer chez eux afin de préparer l’arrivée de leurs compatriotes.

Nombre de membres évacués hébergés dans chaque communauté

  • Timmins : 838
  • Kapuskasing : 527
  • Thunder Bay : 214
  • Cochrane : 183

Les évacués de Timmins et Cochrane rentreront d’ici vendredi tandis que ceux qui logent à Thunder Bay et à Kapuskasing rentreront la semaine prochaine.

Un séjour forcé

La Première Nation est évacuée presque chaque printemps depuis une vingtaine d’années, le plus souvent en raison de la crue de la rivière Albany.

Hébergés dans des hôtels de villes situées plus au sud, les résidents sont parfois déboussolés, explique le chef de la communauté.

Certains vivent près de l’autoroute ou de la rue principale, où il y a beaucoup de trafic, et ça inquiète beaucoup de parents. Ils ne peuvent pas relaxer même s’ils demeurent dans un hôtel parce qu’ils doivent surveiller leurs enfants sans cesse, dit Leo Friday.

Photo d'un chef autochtone en tenue traditionnelle derrière un microLe chef de la communauté de Kashechewan, Leo Friday, en conférence de presse à Queen's Park Photo : Chaîne de Queen's Park

Cette année, des salles d’enseignement ont été aménagées à Timmins et à Kapuskasing pour que les enfants puissent poursuivre leur année scolaire.

La Première Nation a signé une entente avec les gouvernements provincial et fédéral pour déplacer la communauté, qui est construite en zone inondable.

Mais cette nouvelle n’a pas semblé convaincre tous les évacués à Kapuskasing, selon le directeur général de cette municipalité.

Mon impression était que c’est un sentiment de "ouais, okay, c’est juste sur papier, là, ce n’est pas la première fois qu’on entend ça."

Guylain Baril, directeur général de Kapuskasing

Selon l’entente, les 2500 habitants se réinstalleront sur des terres plus élevées à 30 kilomètres au sud-ouest de leur emplacement actuel.

Le processus d’appel d’offres pour la construction de nouvelles maisons doit commencer d’ici la fin de l’été, selon le chef Friday.

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